ACTE PUKMIER
CÉCILE, violemment, ^i
C'est faux !
AN mu';
Ah ! (Un temps.) Qu'en savez-vous? t //
CÉCILE, décontenancée. Ci I
Rien... évidemment... C'est juste... 'Ne m'en veuillez ^^*^ pas... Je suis agressive... C'est absurde... (Un te)!vi)s.) Vous "' avez raison, il faut me soigner.
ANDRÉ, en appuyant.
Il le faut!...
(Autre silence embarrassé).
CÉCILE, -essayant de plaisanter.
Alors?... Qu'est-ce que nous lui donnons, à mon âme? ^
ANDRÉ
La fessée.
CÉCILE
Vous dites?
ANDRÉ
Excellent pour les neurasthénies romanesques!
CÉCILE
Je ne comprends plus du tout.
ANDRÉ
Qu'est-ce que ça fait!... Ah! pendant que j'y suis... Du bromure tout de même, vous savez ! Croyez -moi, ce n'est pas si ridicule!
J'en prends note. (Sur le pas de la porte avec un reste d'ironie.)
De sodium, n'est-ce pas? '
4>DRÉ
Parfaitement, à cause du cœur! (Cdciie sort, nia suit des yeux. Puis resté seul.) Ail ! bah !... le diagnostic change !...^
ANIJUI*:, JEAN, puis PlIiUKE
JEAN i'^' 1
Dis donc, as-tu de la tnonnaie pour mon coclicr ?
ANDKÉ
Tu rentres en fiacre?
JEAN 1/ - .A
Oui... Tu as ce qu'il faut? //zai/l^
Combien veux-tu? Laulo ne va donc pas? u ' f
JEAN, maniant sa monnaie.
Laulo va trop bien... Mon chautleur doit faire la pelilft course... Donne-moi quarante sous... A cinq heures j<l'attendais enrore devant la porte de l'hôpital.
AMtRÉ, qui se fouille.
Naturellement, je n'ai qu'un louis!... Quand on a besoin de quarante sous on n'a jamais qu'un louis.
JEAN i
C'est la deuxième période. Autrefois quand on avait / besoin d'un louis, on n'avait jamais que quarante sous... Kl Ci'tiIi''' \ i'„. ,■,-,. qui entre.) Tu as bien quarante sous, toi?
l'IERRE, se fouillant.
< lui, Monsieur.
JEAN, lui donnant de la monnaie.
Ajoute-les à ça... et va payer mon sapin.
PIEURE
Bien, Monsieur.
(11 sort.; JEAN
Cécile est là?
(/ùlAM
Plus que jamais '.
Allons, bon! (Rentre Pierre. A ce dernier.l ïiPDS î (lUui donne
son pardessus et son chapeau.) Quand le chauffeiiF rentrera, tu ê* me préviendras. Âh '. celui-là, son compte est bon ! (Pieno ^^ s'en va ;\ André.) Enfin 1 Qu'est-ce qu'elle a? Qu'est-ce que nous faisons?
ANDRÉ, vague.
Attendre...
JEAN
Si on la changeait d'air.
Âh ! oui !.Xil faudrait d'abord la changer de sexe !
JEAN, soucieux et grognon.
Pas facile... Et puis ça m'embêterait. (Autre ton.) C'est assommant tout de même... Pauvre petite !