SCÈNE XV JEAN, LAUTRIQUET
JEAN, brutalement.
Enfin ! quel est le but de votre visite?
LAUTRIQUET
Rien!... C'esl-à-dire, rien n'est pas tout à fait le mot... On peut causer. J^ Tenez, si vous voulez vous convaincre de la précision de nos documcnls, voici,... par exemple... une fiche dont il vous est loisible de constater l'exactitude... C'est concis, mais net. (Lisant.) « Cécile Guernandez, vingt-cinq ans, tempérament généreux, exalté, sensibilité outrée, qui trahit l'ascendance méridionale. Famille complètement ruinée, dans un état plus voisin de la misère que de la gêne. Cécile professe l'enseignement et soutient vaillamment les siens par son travail. En 1890, à la suite d'une chute, elle est admise en traitement à Beaujon. Le docteur Jean Bernou reconnaît la nécessité d'une intervention chirurgicale et, pris de sympathie pour la jeune fille, il lui fait quitter l'hôpital pour entrer dans sa clinique particulière de gynécologie. C'est ici qu'un roman...
JEAN, très pdle.
Où voulez-vous en venir?
LAUTRIQUET
Je voulais simplement vous faire toucher du doigt le parfait scrupule de nos enquêtes, mon cher maître... et...
(Il s'arrête.) JEAN, les yeux dons les j'eux.
LAUTRIQUET
Et... s'il vous plaisait jamais d'obtenir la seconde partie de celte fiche... qui est très complète... et qui j»ré-
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sente pour vous un iiilin-t ptiissnnt... puissanl et urgent...
JKAN, .i y...
Allez-vous-en ! Allez-vous-en !... Je ne serais pas maître
de moi !... (II marchp sur Laulriquet les poings fortnî-s.) MaiS SOrlCZ
donc!... tl9
(Il l'erupoigne violemment.) ^ -^
LAITIUOIKT "i.Uj.tfj^
Mon épaule!... L
(Ce cri fait lâcher prise à Jean loiit nol. U:i temps.) iprès un effort terrible.
Parlez !
LALTRIQL'ET, se frottant l'épaule.
Minute!...
Parlez!... Mais pas de phrases... Des faits... El vite!
lai;thiouet Vous n'ètcb I ..- ■ Mourageant.