AN
Après?
LAL ilUijLKl'
Il manque une journée à ce mémoire.
.lEAN
Laquelle ?
LALi, i.,.L,..
Celle-ci.
JEAN
Pourquoi?
LAUTRIOUET
Parce qu'il y a une heure à peine que j'ai fini de mo documenter. Cette journée est ce (ju'on pourrait appeler la journée culminante. Vous pourrez compléter k mémoire vous-même, en y ajoutant la phrase suivante ; « Ce \± août, Lucien d''\rteuil, rompant ses vai.sseaux, supplie... dans une lettre désespérée... supplie son amit d'être à un rendez-vous cette nuit même, vers une heure du matin. »
Ce rendez-vous?
LAiniUQLET
Chez lui, villa Gabri.
' JEAN
La preuve?
La voici. (Il lui donne la lettre de d'Arteuil. Jnan la parcourt rapidement.) Ira-t-elle? N'ira-t-elle pas? Voilà la question. \\ me semble que je vous ai mis à même de la résoudre.
i^ttUi
JbtAN, iroixsaut douccmenl la lellre.
C'est bien. Laissez- moi.
LAUTRIOUET Q ■
C'est cela... c'est cela. Je vous laisse. A vous revoi'r, mon cher maître... Ne perdez pas l'adresse de la maison J'enverrai demain le commis avec la petite note, enlrr cinq et six heures, (ii s incline.) Cher maître !...
(Il sort.)
sci:ne XVI
JEAN, BERTIIE
(J(';i instant immobile, les 3-eux fixes. Il déplie lentement le papier
qu il avait froissé, le relit, puis le froisse i\ nouveau d'un geste presque ronvulsif. ICntin, il fait un etîbrt sur lui-nième et va sonner. Berlhe entre
<.. est Pierre que j'ai sonné. Uù est-il?
BEKTUE
Je crois qu'il est allé au laboratoire, Monsieur, avec monsieur André.
Dites à Majjame que je désirerais lui parler. (Berthe traverse la scène. Au moment où elle va sortir.) Berthe? /^\
BEHTHE / ^ t^
Monsieur? V^X
Rien. Allez.
(Berthe sortie. 11 a le mouvement d"un homme qui vient de prendre une brusque dticision. C<^cile entre.)