ACTE PliliMŒR
CÉCILE
Rien... Je vous demande pardon, mon ami... V'ous ^uvez comme je suis nerveuse... Alors... en apercevant une tache de i^ang, là, j'ai eu un mouvement involontaire... (Il la regarde longuement, sans mot dire, avec une sorte de tristesse anxieuse.) Pourquoi me regardez-vous ainsi?
]EAN, sans répouilro.
Vous avez pleuré?
.Moi?
JEAN
Oui. Pourquoi le nier.?
CÉCILE
Au fait, c'est bien possible. N'y prenez pas garde. Vous savez que ces pleurs-là n'ontaucune importance.
JEAN
Us en ont une énorme à mes yeux. Ou vous avez quelque chagrin et, alors, il faut me le conlier... Car je suis votre ami, n'est-ce pas?... comme personne n'est votre ami
CÉCILE, vivement.
Mai je n'ai aucun chagrin, je vous assure.
JEAN, continuant.
Ou vous êtes souffrante...
CÉCILE
Je le suis un peu.
JEAN
Et alors, vous êtes très souflrante. Dans ce cas, il convient de ne pas perdre une minute et d'enrayer tout de suite votre mal.
CÉCILE
Pour l'enrayer, il faudrait le connaître, et je ne le connais pas moi-môme.
JEAN
Je le connais, moi.
Vous croyez?
Je l'affirme.
clcill:
JEAN
CÉCILE
Prescrivez donc, mon ami, je m'abandonne à vous.
JEAN
C'est bien simple. Nous partirons demain pour noii propriété de Puget-Théniers dans les Alpes. Il y a un train merveilleux à cin^ heures, ce qui n'est pas pour vous effrayer, vous qui êtes matinale. Le soir même nous commencerons votre cure d'air. Et, dans deux mois, vous serez absolument guérie.
CECILE, après un silence aiigoissé.
Vous n'y pensez pas 1
JEAN
Au contraire, voilà plusieurs jours que je ne fais qn
penser.
CECILE, presque avec violence.
C'est impossible !
Parce que?
CÉCILE
Parce que ça n'a pas le sens commun... votre service à l'hôpital?...
JEAN
Il est assuré par mes internes...
CÉCILE
Vos malades?...
JEAN
André les soignera...
1/ cmj__