ACTE TROISIÈME
CECILE, résolument
Oui.
JEAN ,
Ah! enfin... a>->Si!:i^
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Il le fallait!... il fallait lui dire une dernière fois de renoncer à ce qui ne devait pas être... Et je le lui ai dit, de toute ma probité, Jean, de toute ma probité!
JEAN, les dents serrées dans une fureur blèmo.
De toute ta probité!... Etlui?... Qu'est-ce qu'il t'a ditde toute la sienne?... Des mots d'amour, n'est-ce pas?... des mots d'amour, qui t'emplissaient d'une double volupté... la volupté du désir et la volupté delà peur... Delapeur !... Car, au fond, avec ta probité, avec ta loyauté, avec tes airs de décision, tu le crains, l'homme aux mains massives, le boucher!... Ce devait être très bon, cette peurlà... pendant qu'il cherchait ta bouche... Hein?... Dis?...
{Il la fixe, terrible, lève le poing sur elle, comme pour l'écraser, puis, chan- ^^
géant de ton.) Pardon! Je désirc un simple renseignement... >è Je voudrais à mon tour échanger quelques mots avec lui. tout de suite. J'entends liquider cela tout de suite!... Or, ce, il n'est pas chez lui. J'en viens. Où est-il?
CÉCILE
Quoi?... Qu'est-ce que tu crains?... Que je le tue?
CÉCILE, se redressant, "l^ 1/ "1' -'
Au nom de quoi?
JEAN
C'est juste!... Mon foyer détruit, qu'est cela?... Mon bonheur perdu, est-ce que ça compte?... Aussi, soit tran quille!... si je veux lui parler, c'est pour ne pas lui faire attendre une bonne nouvelle!... Tu l'aimes, je te le donne!... Il t'adore, je vous unis!... Je m'en voudrais de
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séparer deux êtres aussi bien faits lun pour l'autre, deux créatures d'amour dont on peut attendre la descendance comme un étalon de force et de beauté!... Ce sera du propre!... Je veux admirer ça: le produit d'une détraquée, dune hystérique et d'un pblysique !
CtlCILE, violemment.
Non, pas ça! Taisez- vous!... Il est odieux, odieux, de lui imputer sa souffrance comme un crime! C'est cette souffrance même, je vous dis que c'est celte souffrance qui m'a attirée vers lui!... Il n'avait personne, ni mère, ni sœur, ni anuinle, pour lui duuner l'illusion de la force, de celle force dont vous vous prévalez, et qui m'opprime, et qui me révolte !... Si je l'aimais, ce serait votre œuvre !
JEAN
Mon œuvre ?
• CKCILE
Oui, votre œuvre ! Ne l'achevez pas!
JEAN, éclatant.
Je l'achève!... Crois-tu donc que je vais le disputera lui?... Crois-tu que je voudrais désormais de ses restes?.. Qu'il te prenne!... Qu'il te garde! Et ce soir même!.. Finissons-en !... Où est cet homme ?
CÉCILE
Cet homme ne pourrai! pas vous répondre : c'est un blessé!
JEAN
Blessé?
CÉCILE
Blessé par ma faute. Tout à l'heure, il s'est évanoui. En tombant, il s'est ouvert le front. El maintenant, tandis que vous vous montrez si fier d'être fort, il expire peutêtre !
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