ACTE DEUXIEME
J'attesterai que vos maîtresses couchent sous mon toit,
d'aIGUEROSE, sarcastique.
Peine perdue. Dès l'heure présente, je deviens un mari modèle !
MAKTHE
Restent vos dettes de jeu !
d'aiguerose J'en fais mon affaire. Demain, il n'en sera plus trace!
J'en doute, mais tant pis alors! Je quitterai le domicile îonjiigal!
(Elle va pour sortir.) d'aIGUEROSE, lui barrant lo passage.
Vous y rentrerez!... Et ce n'est pas tout. Vous venez (le m'exprimer votre volonté. Voici la mienne. A partir de ce jour, nous vivrons en commun, vous balayerez — ou j'en prendrai soin moi-même — tout votre entourage, vos écrivains, vos féministes, vos inventeurs, et, ce soir, j'aurai l'honneur de me présenter chez vous.
MARTHE affolée.
Vous! Vous oseriez cet outrage?
d'aIGUEROSE
IVIoi! j'exercerai ce droit.
Ah! gredin !
d'aIGUEROSE, maîtrisant un geste de violence.
Non! Vous n'aurez aucun grief!... (lise dirige versia poiie.) A ce soirl
122 MAHIHE
MARTHE, soudain transfigurée.
Eh bien! J'y compte! A ce soir!
(D'Aigucrose sort. EUo lilube, porte la main à i>a porge, élotaffée. Puis, faisant un efTort énerpique, elle se redresse et va sonner- Un domestique entre. Marthe se met  l'écritoire et gritTonae quelques mots.)
Attendez! Ce mot à M. d'Espar, 12, Vue Pierre-Charron... (Elle cachette l'enveloppe.) AUez vite, et attendez la réponse. Le domestique sort.) Oh! bandit! bandit! bandit!
RIDEAU