MARTHE, GEORGES D'ESPAR, D'AIGUEROSE
puis le DOCTEUR BARRÈDE, LA BERRONNIÈRE,
MADAME LA BERRONNIÈRE, VALDON,
MADAME VALDON et GILEQUAIN.
D AIGUEROSE, après avoir fermé la porte derrière lui et sans voir Georges.
Je suis de parole, reconnaissez-le. (Gouailleur.) Onze heures précises.
MARTHE, désignant Georges
J'y comptais bien. Voyez plutôt... Je vous attendais.
(Un court silence.)
ir,2 MAUTIIE
d'aIGUEROSE, avec an mince sourire.
Oh 1 Oh ! Un guet-apens ?
GEORf.ES
Non, Monsieur. Un simplo rendez-vous.
d'aiguehose Forcé l
GKOHGES
Vous êtes ici par la violence. 11 est juste que vous y trouviez quelqu'un pour vous répondrr.
(D'Aiguerose fait un etiort sur lui-mêmo et reprenU son sang-iroid.)
d'aiguebose Fort bien. Vous parlez clairement. Mais à quel litre, s'il vous plaît?
GEORGES, simplement.
Au titre qui appartient à tout homme devant une femme outragée.
DAIGUEROSE
Cette femme est la mienne et nul autre que moi n'a la garde de sa dignité, de même que nul autre n'en dispose.
Cette femme n'est la vôtre que de nom, par une fourberie contre laquelle elle se révolte. Et c'est un être libre, dont personne ne dispose.
d'aiguerose
Des mots! De grands mots! Rentrons dans la vie! Vous êtes la marquise d'Aiguerose, épouse légitime du marquis d'Aiguerose, et la marquise d'Aiguerose me doit obéissance de par la loi.
J'ai trop souffert de la loi, je ne la reconnais plus.