ACIE TROISIEME
GEORGES
Je vais chercher du secours!...
Oui.., oui... le docteur Barrède!... Là!...
(Elle désigne la porte donnant du côté du haU.)
d'aiguerose Inutile!... Je suis fichu.
(Georges s'est élancé, il est sorti laisrant la porte ouverto.) MARTUE, égarée.
Vite, vite!... Georges, faites vile!
d'aiguerose, sur un ton résigné.
Allons... j'ai toujours été beau joueur...
(La main toujours appuyée sur sa blessure, il so laisse tomlicr sur un genou, ramasse le revolver qui est à ses pieds et se relève dans un effort terrible.)
MARTHE, offrant sa poitrine.
Ah! j'aime mieux ça!... Tirez donc!
D AlGUEROSEj s'accrochant au dossier d'un fauteuil.
Pourquoi?... Vous vous êtes défendue, c'est justice! Beau joueur, vous dis-je!... Presque tous les d'Aiguerose ont terriblement mal vécu... mais tous sont morts proprement... On va... (Georges et le docteur Barrède rentrent. Le docteur se précipite vers d'Aiguerose. Ce dernier l'arrête d'un geste bref.) ToUChez
pas!... On va... lâcher... de soutenir... la tradition...
(Sur le seuil de la porte restée ouverte apparaissent, consternés, La Berron nière, Gilequain, Valdon, Madame Valdon et Madame La Berronnière.) Messieurs... le baccara... hier... a été plus fort que moi... Je viens d'en finir selon l'usage... et je ne me suis pas manqué... (ii s'efforce de sourire.) Pardonncz-moi... de vous
162 MAKÏIIl.
avoir donné... celte petite émotion... (A Georges, et lui tondant
la main.) Sans rancune. Monsieur... L'arbitre a prononcé!...
(Il s'affaisse, il perd connaissance. Lo docteur Barrède ouvre son vêlement et ausculte le cœur... Tous l'entourent à distance. Seul Georges s'est approché.)
MARTHE, fiévreusement, les yeux fous.
Vous le sauverez, n'est-ce pas, vous le sauverez !
LE DOCTE (!R
Peut-être.. - .,r,. .,-:-.. Emmenez-la... C'est fini!..
RIDEAU