‹ L'instinct, ses rapports avec la vie et avec l'intelligenceChapitre 41 sur 50 · I.A LIBKIiTÉ MOUALü · texte numérisé non relu

I.A LIBKIiTÉ MOUALü

tradictions dans la vie des peuples sauvages! Que de brusques revirements, que de stériles agitations, soit dans la littérature soit dans les institutions politiques d’une nation, quand celle-ci n'a pas encore conscience de son génie propre, quand elle ne voit pas clairement ce que, dans le cas présent tout au moins , exigent ses besoins et permettent ses aptitudes! D’autre part, cependant, il est certain que ces fluctuations seraient en nous, comme dans tous les êtres de l’univers, soumises à des phases et à des limites déterminées. Mais elle ne subiraient point de variations ; car tout est réglé dans la nature , et rien ne prouve que depuis l’origine du monde ses lois aient jamais varié. L'homme resterait donc stationnaire comme les animaux et les plantes, et nous trouverions en lui ce double phénomène : 1° il subirait sans cesse des oscillations considérables: 2° il tournerait toujours dans le même cercle, et ne ferait probablement aucun progrès. Or, dans l’homme civilisé ou qui travaille à se civiliser de plus en plus, c’est-à-dire dans l'homme vrai, nous trouvons deux tendances tout opposées : 1° tendance à diminuer le nombre et l'intensité de ces fluctuations; 2° tendance à l’amélioration et au progrès. Au fur et à mesure que l'homme, prenant conscience de lui-même, résiste aux influences du dehors, il se développe plus librement; alors se fixe et se détermine le type de ce qu'on peut appe-

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