CHAP. V. LA LIBERTÉ MORALE ET LES LOIS SOCIOLO - GIQUES
Les lois des phénomènes sociaux, telles que les constate aujourd’hui la statistique, supposent la liberté morale. — Ces lois tendent à devenir d’autant plus régulières et constantes que la volonté humaine, éclairée par la raison, réussit mieux à se diriger par elle-même et à neutraliser les effets des forces naturelles.
Le caractère distinctif de l’humanité ne doit être exclusivement cherché ni dans une organisation physiologique particulière, ni dans la moralité et la religiosité, ni dans l'invention des outils, ni dans le langage. — Ces caractères se supposent mutuellement et résultent des applications variées d’une intelligence une et indivisible dans son essence.
Chap. VIL retours apparents a l'instinct et a
l’animalité. . , . , . . , , , , * . 374
Y a-t-il dans l’humanité des états oti reparaisse l’instinct et oti nous puissions trouver des marques de passage entre la nature de l’animal et la nôtre? La femme. — L’enfant. — L’homme primitif.
— Les peuples dits sauvages. — L’idiot. — Le fou. — L’homme endormi. — Les actes d'habitude. — Dans ces divers états, l’intelligence peut être altérée ou amoindrie plus ou moins par le trouble des sens ou l’insuliisance des conditions extérieures. Mais alors même que la
f iartie animale de l’homme domine (ce qui établit une certaine anaogie avec l’instinct), il est visible que cette animalité n’est poiut et n’a jamais dû être destinée à un genre de vie instinctif. — Inductions morales.
Chap. VIII. conclusions. . 424
Notes et pièces justificatives 431
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