Assemblée générale du 31 juillet
Après avoir entendu le rapport de Mgr Richard, l'assemblée des évoques, réunie h Paris le 31 juillet 1878, se prononça unanimement, après mûre réflexion, en faveur de l'opportunité de maintenir sa demande et, dans sa réunion du 29 janvier 1879, elle renouvela sa résolution en ces termes :
« L'Assemblée générale renouvelle la demande qu'elle a adressée au Souverain Pontife en vue d'obtenir l'Institution canonique. Elle s'en rapporte à la sagesse du Saint-Siège pour apporter dans la teneur de la Bulle, dans le mode et le moment de son expédition, les tempéraments que réclameront les circonstances. »
Les renseignements demandés par la Congrégation lui furent envoyés dans le courant de 1879, et, a ce moment, d'après la correspondance échangée entre Rome et Paris, rien ne paraissait faire obstacle à l'approbation des statuts.
Mais c'est du côté de la France que vint la difficulté. Chaque jour l'horizon politique s'assombrissait davantage. Bientôt fut votée la loi du 18 mars 1880, qui troubla profondément, comme nous le dirons en son lieu, la marche de l'Université naissante; survinrent les décrets du 29 mars, qui proscrivaient les religieux; puis des menaces toujours plus graves s'amoncelèrent autour de l'enseignement chrétien, dont il était visible que les sectes impies méditaient la ruine.
En face de ces difficultés, les évoques fondateurs se résignèrent à renoncer, pour le moment, au projet d'Institution canonique.