‹ L'Institut catholique de Paris, 1875-1901Chapitre 17 sur 112 · Assemblée générale des 2o et 26 juillet · texte numérisé non relu

Assemblée générale des 2o et 26 juillet

suppression des droits récemment conquis. Cependant ne pouvant nier que les dispositions de Rome rendaient la demande inévitable, ils se décidèrent à la préparer.

La commission executive étudia donc un projet d'école de théologie et un projet de statuts généraux de l'Université; et, dans le courant du mois de juin 1878, le cardinal Guibert déposa entre les mains de Sa Sainteté la demande d'Institution et remit à la Sacrée Congrégation des Etudes tout le dossier de l'affaire.

Dans les premiers jours de juillet, Mgr le Coadjuteur, accompagné de l'abbé Conil, vice-recteur, se rendit de nouveau à Rome pour fournir à la Sacrée Congrégation tous les éclaircissements nécessaires (1).

Il eut de longues conférences avec le secrétaire Mgr Pallotti. Ce prélat se fit renseigner sur l'état de l'enseignement dans les séminaires de la circonscription universitaire, exprima le désir de connaître la pensée des évoques fondateurs sur l'opportunité du projet d'Institution dans les circonstances politiques où se trouvait la France, et demanda qu'un supplément d'information fût envoyé à la Congrégation (2).

Mgr le Coadjuteur se mit d'accord avec lui sur la prochaine fondation d'une Faculté de théologie,. dont Rome continuait à faire une condition indispensable de l'Institution canonique.

Déjà l'Université de Lille avait obtenu cette Institution, et celles de Lyon et d'Angers étaient en instance pour l'obtenir. Le Coadjuteur demanda que l'Institution canonique fût donnée, au moins, si Rome ne pouvait davantage, à la Faculté de théologie, dès qu'elle serait établie. Rome répondit qu'il était préférable de ne pas la diviser et de la donner à l'Université tout entière.

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