‹ L'Institut catholique de Paris, 1875-1901Chapitre 22 sur 112 · Loi du 12 juillet 1875, art · texte numérisé non relu

Loi du 12 juillet 1875, art

2. Lettre du cardinal Guibert à Sa Sainteté. 17 août 1875. Archives de l'Institut.

Sans partager ces préjugés dépourvus de tout fondement, Pic IX regrettait, lui aussi, l'abstention dans laquelle semblaient vouloir se tenir les fondateurs de l'Université vis-à-vis de la théologie. Aussi dans ses entretiens avec plusieurs prélats français appuya-t-il sur la nécessité de ne pas laisser la théologie dans l'ombre ; et, dans sa réponse au cardinal Guibert, après avoir fait l'éloge de la grande entreprise des évoques et de chaque Faculté en particulier, il insista énergiquement sur la nécessité de lui donner son couronnement naturel par la création d'une Faculté de théologie. Veram apparatus iste catholicuSj etsi summopere commendandus ac pemtilis, se veluti obtruncatum corpus exhiber e videtur, cum aliunde (1) quœrere sibi cogatur caput, seu theologicam Facilitaient, a qua esset informandum (2).

Le cardinal Guibert, qui sentait plus que tout autre le poids des charges qu'entraînerait le développement de l'Université, le faisait respectueusement remarquer au Pape, et en tirait un de ses principaux motifs de temporiser.

Néanmoins les évoques, se rangeant à l'avis de Pie IX, se hâtèrent de lui faire espérer qu'ils réaliseraient son désir le plus tôt possible : « Quant à la Faculté de théologie, lui écrivirent-ils, persuadés que la science divine doit éclairer et inspirer les sciences humaines, nous sommes bien résolus à donner ce couronnement à notre Université, dès que nous aurons surmonté les premières difficultés et que nous serons assurés de trouver dans la libéralité des fidèles, qui est notre seule ressource, le moyen de faire face à de nouvelles dépenses (3). »

Pendant plus de deux ans, les négociations se pour-

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