‹ L'Institut catholique de Paris, 1875-1901Chapitre 21 sur 112 · Juumal officiel. Séance du 8 juillet · texte numérisé non relu

Juumal officiel. Séance du 8 juillet

« Les établissements d'enseignement supérieur, dit en effet l'article v, pourront prendre le nom de Faculté libre des lettres, des sciences, de droit, de médecine, et cœtera (1) » ; par conséquent le nom de Faculté de théologie ou de philosophie. C'est ainsi que la théologie pouvait librement, sous le bénéfice de la loi du 12 juillet 1875, faire sa rentrée dans l'enseignement supérieur.

Cependant une restauration de ce genre se heurtait à plus d'un obstacle. Peut-être l'esprit môme des restaurateurs-nés n'y était pas encore bien préparé ; puis, les évoques se croyaient obligés de viser d'abord au plus pressé, et, d'autre part, ils ne se dissimulaient pas les difficultés qui pouvaient jaillir à tout moment de la coexistence de la Faculté officielle.

Aussi, dans la lettre que le cardinal Guibert avait adressée le 17 août 1875, au nom des évoques, à Sa Sainteté Pie IX, pour lui faire part de leur intention de fonder à Paris une Université libre, il avait émis l'idée qu'il n'était pas nécessaire de s'occuper, au moins pour le moment, de la création d'une Faculté de théologie, puisqu'il en existait déjà une à la Sorbonne, et que « Sa Sainteté était toujours disposée à lui donner une existence canonique (2) ».

Cette réserve des évoques français, inspirée par l'état de choses existant alors en France, ne laissa pas que d'éveiller des défiances chez quelques personnages de la Cour pontificale. On était porté à attribuer à l'Université naissante des tendances qui ne seraient pas en harmonie parfaite avec les doctrines romaines. Le nom de l'antique Sorbonne et les souvenirs du gallicanisme hantaient toujours certains cerveaux au delà des monts.

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