Art. 5 de la loi du 12 juillet
s'il s'attarde aux conceptions d'un savoir vieilli devenu l'équivalent de l'ignorance, s'il permet qu'on identifie la cause de la vérité chrétienne avec des assertions désormais insoutenables, il assistera au naufrage de la croyance dans tous les esprits cultivés. C'est de quoi l'impiété savante s'applaudit à l'avance. Et quand il n'y aura plus de croyance en haut lieu, je demande s'il faut beaucoup compter sur la foi du peuple et sur l'action des lois, du gouvernement et des mœurs, pour rétablir l'équilibre en faveur de l'influence chrétienne dans le monde.
« Si d'autre part le clergé se met à la remorque des novateurs, ce n'est pas lui qui convertira les incroyants, c'est l'incrédulité qui le gagnera insensiblement... (1) »
L'Université de Paris cessait donc d'être ce corps sans tête, obtruncatum corpus, dont avait parlé le Pape. Les évêques avaient d'abord formé le corps et maintenant ils venaient de lui insuffler une âme. Un large souffle d'enseignement du dogme catholique allait en vivifier toutes les parties et toutes ces parties allaient se trouver fondues dans une grande et forte unité.