‹ L'Institut catholique de Paris, 1875-1901Chapitre 25 sur 112 · Assemblée des évèques du 29 janvier · texte numérisé non relu

Assemblée des évèques du 29 janvier

gncmcnt supérieur, dira un peu plus tard Mgr d'Hulst, devenu recteur, on ne pensait guère à la théologie, et c'est avec un mélange de prudence discrète et d'indifférence que les promoteurs de la loi, pour indiquer la possibilité de fonder des Facultés sacrées, se sont contentés d'ajouter à rénumération des Facultés profanes un mystérieux et caetera (J). Mais il est arrivé ce qui arrive souvent aux hommes ; ils ne vont pas où ils pensaient aller ; ils vont où Dieu les mène.

« Et c'est bien Dieu qui nous a menés à cette création, car elle répond à des nécessités moins apparentes, mais plus profondes que les autres. Le plus grand besoin de ce temps, ce sont des prêtres saints et des prêtres savants ; il faut au peuple des apôtres, il ne comprend que la charité ; il faut à la société orgueilleuse et enivrée de savoir, des docteurs. Et il ne suffit pas que les représentants de la doctrine sacrée se montrent les émules des laïques dans la culture du savoir profane, il est plus nécessaire encore qu'ils soient en état de rendre compte avec avantage des fondements de la foi. C'est là surtout ce que les gens du monde nous demandent. Ils entendent contester tout ce que nous enseignons, et ils veulent nous trouver prêts aie défendre. Pour cela deux choses sont nécessaires : une connaissance approfondie du dogme et une initiation chaque jour plus complète aux sciences historiques qui éclairent les origines de la révélation. Théologie scolastique, théologie positive, exégèse et philologie, histoire et archéologie, voilà nos armes.

« Il faudrait ajouter toutes les sciences de la nature, nécessaires pour éclairer les dogmes de la genèse et pour résoudre bien des problèmes moraux de l'âme...

« Si le clergé s'endort dans l'indifférence scientifique ou

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