Rapport de Mgr d'Hulst, janvier
Aussi ne fut-ce pas sans une vive émotion que les évêques fondateurs de l'Université de Paris apprirent que la Congrégation des Etudes se préparait à généraliser la mesure prise au sujet de l'Université de Lille. Ils avaient adopté une autre organisation qui leur semblait mieux répondre aux besoins du clergé, et ils étaient unanimes à désirer qu'on n'y changeât rien, et qu'on maintînt le fonctionnement de leurs séminaires diocésains tel qu'il existait.
Leur émotion fut partagée par les évoques protecteurs des autres Universités françaises. En janvier 1882, le recteur de Lyon, Mgr Guyol, en avertit le Saint-Père, qui lui donna l'assurance que toute innovation serait ajournée.
Mgr d'Hulst était à Rome au mois de juin suivant. Il développa les raisons de maintenir le système préféré par les évêques français, et il obtint des Eminences Parocchi, Bilio, Franzelin et Ledochowski la promesse que rien ne serait décidé avant que les évoques n'eussent été entendus (1).
Au mois de janvier suivant, les évêques fondateurs réunis à Paris en assemblée générale se préoccupèrent en effet de cette question.
Après mûre délibération, ils s'arrêtèrent à une décision mixte, qui donnait satisfaction aux deux opinions. Dans le but de ne pas toucher au fonctionnement de leurs séminaires et de ne pas nuire à la formation cléricale, les évoques n'enverraient d'ordinaire à l'Ecole supérieure de théologie que des élèves qui auraient déjà terminé leurs cours au séminaire diocésain, et qui iraient ensuite les perfectionner par un séjour de deux ans à l'Université.