‹ L'Institut catholique de Paris, 1875-1901Chapitre 58 sur 112 · Assemblée générale du 30 mars · texte numérisé non relu

Assemblée générale du 30 mars

13 i l'institut catholique de paris

à M. Cuénot, fut infructueux et ne tarda pas à être abandonné. Le cours de législation industrielle ne fut jamais ouvert.

Toutefois, l'idée de M. Connelly ne fut pas perdue de vue. Si d'autres créations, imposées par les lois, attirèrent l'attention de la Faculté et furent réalisés plus tôt, elle ne cessa pourtant de chercher les moyens d'ouvrir quelques cours pratiques, et, dans ces dernières années, elle put mettre sur pied celui de notariat, confié, en 1898, à M. Paul Denais, ancien notaire, et des conférences d'enregistrement, pour lesquelles elle fit appel à un de ses anciens élèves, M. Pierre Guyot (1901).

Elle avait à se préoccuper, avant tout, de faire face aux exigences de la législation. L'Etat ne cessa, en effet, à partir de 1877, d'introduire dans ses Facultés de nouveaux enseignements, et de les rendre obligatoires pour les examens de grades. La Faculté libre fut donc amenée, sous peine de se trouver dans un état d'infériorité, à procurer à ses élèves des cours de même genre.

En 1877, l'État rendit obligatoire l'étude de Y économie politique. C'était une importante innovation. Un enseignement de ce genre, donné dans un esprit élevé et impartial, offrait pour la formation des jeunes esprits de précieux avantages, en les mettant en état de discutera fond et de réfuter les erreurs pseudo-libérales ou socialistes qui s'accréditaient partout. Les évoques s'empressèrent de créer une chaire nouvelle et la confièrent à un penseur qui s'était déjà signalé dans le monde des économistes par un livre très estimé sur les États-Unis, M. Claudio Jannct, docteur en droit, écrivain érudit, observateur consommé, orateur plein de feu, et tout ensemble, catholique ferment et pénétré des enseignements de l'Église (1).

Page 1