Assemblée générale du 29 janvier
2. Octave Larguer, Le Droit français, ses origines, ses règles fondamentales. 4 voK in-S", Bloud et Barrai.
études de l'École le plus variable et le moins juridique de tous les droits, et qu'on substituait des connaissances positives et la science du détail à l'art du raisonnement, au sens juridique, que l'on s'était surtout proposé jusque-là de développer chez l'aspirant au doctorat.
La Faculté était d'autant plus autorisée à éprouver ces regrets qu'elle s'était fait, dès ses débuts, une vraie spécialité de la préparation au doctorat, et qu'elle avait su conquérir sur ce terrain une réputation bien assise, qui, depuis, ne s'est jamais démentie.
Par la valeur des cours d'histoire du droit, du droit coutumier et du droit des gens, surtout par l'institution des deux cours nouveaux, l'un de droit français, l'autre de droit romain approfondi, elle réussit à développer au plus haut degré, chez les étudiants de quatrième et de cinquième année, le sens des hautes études juridiques.
Aussi lorsqu'en 1888, le ministre de l'Instruction publique délégua l'inspecteur général, M. Accarias, pour faire l'inspection de la Faculté libre, ce haut fonctionnaire, en môme temps qu'il fit preuve d'une parfaite courtoisie, sut reconnaître le mérite des professeurs et leur rendre un juste hommage (1).
Après les modifications apportées au programme du doctorat, d'autres changements furent proposés pour la préparation à la licence.
Dans le courant de 1888, parut, sous la signature du ministre Lockroy, un projet de réforme des études de la licence en droit, conçu en vue de donner une plus large place aux Sciences politiques et administratives.
Le projet était grave, car il portait atteinte aux bases mêmes de l'enseignement du droit, tel qu'on l'avait tout d'abord compris et pratiqué. Sous prétexte de donner