Assemblée générale des évoques, 13 novembre
Un décret du lei mai organisait un double doctorat en droit, le doctorat es sciences juridiques et le doctorat es sciences politiques et économiques. Cette innovation était le résultat d'une forte poussée de l'opinion publique, à laquelle l'autorité cédait peut-être trop complaisaniment. Mais, tout en cédant, elle paraissait surtout vouloir dégager les hautes études vraiment juridiques d'alliances un peu étrangères au droit proprement dit, en donnant au grade de docteur es sciences juridiques une plus haute ATaleur que dans le passé.
En fait, le décret concédait à ceux qui auraient obtenu l'un des deux doctorats de très grandes facilités pour acquérir l'autre, et il reconnaissait le même nom et les mêmes droits à deux grades de même nature, obtenus dans des conditions bien différentes.
La Faculté libre avait suivi avec la plus vive attention la préparation de ce décret.
Sur sa demande, le recteur de l'Institut, le doyen, M. Merveilleux du Yignaux, et M. Alix, avaient fait des démarches près de M. Bufnoir, membre du Conseil supérieur de l'Instruction publique et rapporteur du projet, et ils avaient obtenu que, dans le décret, il y eût une mention spéciale autorisant les étudiants des Facultés libres à présenter au jury d'examen les notes obtenues par eux, au cours de l'année, dans les compositions écrites et dans les interrogations disciplinaires (1).
Dans le grand débat ouvert à cette occasion devant l'opinion publique sur le vrai but de l'instruction, la Faculté ne cessa de formuler des vues aussi nettes qu'indépendantes. Elle estima toujours que la première fin de renseignement est de développer l'intelligence, et non d'entasser dans la mémoire des élèves une multitude de