‹ L'Institut catholique de Paris, 1875-1901Chapitre 68 sur 112 · L'ÉCOLE DES LETTR1S · texte numérisé non relu

L'ÉCOLE DES LETTR1S

alors député de Brest, fit entendre à la tribune de la Chambre une vigoureuse protestation contre les nouvelles restrictions apportées par le décret à la liberté, et, à son instigation, le conseil rectoral essaya de concerter avec les autres Facultés catholiques une démarche commune près du directeur de L'Enseignement supérieur. Mais l'entente ne put se faire, et l'on se borna à protester dans la presse. Quelles revendications d'ailleurs l'Ecole aurait-elle pu faire triompher en sa faATeur, n'ayant plus elle-même les droits inhérents à une Faculté (1)?

Le départ de M. l'abbé Duchesnc pour Home et la mort de M. l'abbé de Broglie survenus pendant l'année 1895, amenèrent entre l'Ecole des lettres et la Faculté Ihéologique de plus étroites relations. La théologie demanda aux lettres le concours de ses professeurs pour son enseignement historique, M. l'abbé Beurrier fut chargé de l'histoire ancienne de l'Eglise, le P. Baudrillart, de l'histoire du moyen âge et de l'histoire des temps modernes, et M. l'abbé Pisani, de l'histoire contemporaine.

Quand Mgr d'Hulst, peu de mois avant sa mort, conçut l'idée et dressa le plan d'un cours d'enseignement supérieur pour les jeunes filles du monde, dont nous parlerons plus tard, ce fut encore à l'Ecole des lettres qu'il fit principalement appel, et plusieurs de ses mailres n'hésitèrent pas, dans l'intérêt de l'œuvre générale, à s'imposer ce surcroît de travail.

La préparation aux deux licences d'allemand et d'anglais, telle qu'elle résultait des décrets du 28 juillet 1885 et du 31 décembre 1894. n'avait pu être encore organisée à l'Institut. Elle le fut pour la rentrée de 1897:

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