‹ L'Institut catholique de Paris, 1875-1901Chapitre 69 sur 112 · Conseil rectoral du Tl mars · texte numérisé non relu

Conseil rectoral du Tl mars

le cours d'anglais fut confié à M. l'abbé Patrice Flynn, et le cours d'allemand à M. Zûnd-Burguct, remplacé trois ans plus tard par M. l'abbé Miiller.

Afin de faire rayonner son influence sur l'enseignement secondaire, non seulement en formant de bons maîtres, mais en stimulant l'ardeur des étudiants euxmêmes, soit à Paris, soit dans les départements, l'École s'appliqua à visiter les établissements libres d'enseignement secondaire, collèges et séminaires, au point de vue des études, et elle répondit avec empressement aux demandes qui lui étaient adressées par quelques-uns de ses évêques protecteurs. Les diocèses de Bourges, Besançon, Séez, Chartres, Versailles, Saint-Flour furent les plus fidèles à réclamer des inspecteurs.

L'École prit encore l'heureuse initiative d'un concours annuel entre les élèves des mêmes établissements répandus dans les trente-deux diocèses qui forment la circonscription de l'Institut.

Son projet longtemps mûri fut mis à exécution au printemps de 1898 pour les classes de seconde, de rhétorique et de philosophie, et il se compléta dans les années suivantes pour les classes de mathématiques. Les petits séminaires et collèges répondirent, aA'ec empressement, à l'invitation qui leur fut adressée, et, chaque année, une soixantaine de maisons libres prennent part à ces concours. Les noms des lauréats sont proclamés en présence des évêques à la séance solennelle de rentrée. Cette institution fut jugée assez utile pour être immédiatement imitée par d'autres Facultés libres.

Former des professeurs pour les classes supérieures, exciter par des concours l'émulation des élèves, c'était déjà rendre à l'enseignement secondaire de précieux services. L'École crut qu'elle en pouvait rendre encore d'autres non moins précieux. Après avoir constaté que

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les maîtres des classes de grammaire étaient restés jusque-là en dehors de toute influence réelle de l'Institut, parce qu'ils n'y venaient point se préparer à la licence, elle songea à leur faciliter leur tache et à leur donner un encouragement. Elle résolut de leur délivrer, après une préparation faite dans leurs établissements, mais sous sa direction et son contrôle, et après de sérieuses épreuves, im diplôme de grammaire, moyen terme entre le baccalauréat et la licence, qui certifierait leur aptitude à l'enseignement des grammaires classiques. Le règlement de cette nouvelle institution fut publié en 1901 et servit encore de type aux règlements analogues faits aussitôt après dans d'autres centres intellectuels.

Grâce à toutes ces industries de son zèle, la vie intellectuelle dont l'École est le foyer tend à se répandre de plus en plus au dehors. Par ces communications suivies avec les établissements secondaires, elle se donne à elle-même un aliment sans cesse renouvelé et, pour sa récompense, elle a la satisfaction de voir croître chaque année le nombre de ses propres élèves et celui de leurs succès. Au mois de février 1901, lorsque l'Institut catholique célébra le vingt-cinquième anniversaire de sa fondation, l'Ecole des lettres put déjà mettre en ligne, pour sa part, 625 licenciés, 33 agrégés et 22 docteurs reçus depuis l'année 1875 parmi ses élèves.

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