‹ L'Institut catholique de Paris, 1875-1901Chapitre 78 sur 112 · L ECOLE DES SCIENCES · texte numérisé non relu

L ECOLE DES SCIENCES

cristal à demi rempli de limaille métallique, qui permet, selon remploi qu'on eu fait, d'obtenir de loin, par exemple, l'incandescence d'un fil, le soulèvement d'un poids, le mouvement d'un moteur, l'explosion d'une torpille, etc., et dont l'intermittente conductibilité ferme à distance, sons l'action d'une étincelle, et ouvre, sous l'action d'un léger choc, suivant qu'il est soumis ou soustrait à l'action des ondes hertziennes, le circuit des appareils employés en télégraphie. Celte découverte de la radioconduction, dont M. Branly avait le premier découvert le principe, qu'il avait poursuivie dans tous ses détails et qu'il avait, dès le début, étendue a tout contact imparfait, soit multiple, soit unique, fut mise à profit, en 1896, par un physicien russe, M. Popoff, pour la transmission des signaux, et utilisée, un peu plus tard, par M. Marconi, pour l'établissement de la télégraphie sans fil.

Pour rendre à cette magnifique découverte, si honorable pour la science française, l'hommage qui lui était dû, l'Académie des sciences décerna, en 1898, à M. Branly, le prix Houllevigue.

Depuis lors, l'éminent physicien a réussi à perfectionner encore sa découverte. Ses études sur les radioconducteurs à billes d'acier poli, à larges disques métalliques dressés et superposés ont ouvert la voie h de nombreuses recherches, et, au moment où nous livrons ces pages à l'impression, il vient de faire connaître à 1 "Académie des sciences un nouveau récepteur d'ondes hertziennes basé sur l'emploi d'un radioconducteur à contact unique, qui apporte dans la télégraphie sans fil une grande simplification.

L'Exposition universelle de 1900 valut aux professeurs de l'Ecole des sciences les plus flatteuses distinctions.

M. Branly reçut du jury international un grand prix pour sa merveilleuse découverte, et, comme conséquence, le gouvernement français lui décerna la croix de la Légion d'honneur.

M. de Lapparent obtint un grand prix pour ses travaux sur la géographie physique et une médaille d'or pour ses ouvrages de géologie.

M. l'abbé Hamonet, une médaille d'argent, pour la découverte d'une nouvelle série de composés chimiques ; et M. Gendron, préparateur de physique, une médaille de bronze et le ruban d'officier d'Académie, comme collaborateur de M. Branly.

A cette occasion, la galerie de géologie et de minéralogie de l'Institut fut visitée par un savant groupe de géologues réunis à Paris pour un congrès. M. de Lapparent leur en fit les honneurs, et ils en témoignèrent hautement leur admiration.

Si l'importance d'une école se mesurait uniquement au mérite des maîtres et à la valeur de l'enseignement, l'Ecole des sciences de l'Institut catholique devrait être au premier rang. Cependant, il faut en convenir, cette École ne compta jamais, depuis la fondation de l'Université libre, qu'un nombre trop restreint d'étudiants. La moyenne annuelle des dix dernières années ne s'est guère élevée au delà d'une cinquantaine. Il est vrai que le développement de l'enseignement scientifique, qui est aujourd'hui en progrès constant dans les séminaires et les collèges libres, tend à faire augmenter peu à peu cette moyenne.

Toutefois, par suite d'un trop long engourdissement ou par défaut d'usage de la liberté, à laquelle nos mœurs ne sont pas encore faites, l'accroissement du nombre des étudiants reste toujours au-dessous des vrais besoins de l'enseignement libre.

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Au 1er janvier 1901, l'Ecole comptait déjà, parmi ses anciens élèves, i docteurs, 1 agrégé de sciences et 21 (S licenciés.

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TABLEAU DU PERSONNEL

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