Mgr d'Hulst, Rapport au 2° Congrès
présidence de M. de Lapparent. Enfin, un sixième doit avoir lieu à Rome, dans l'automne de 1903.
A chacune de ces assemblées, le nombre des adhérents et celui des mémoires présentés n'ont cessé de croître. Aussi la A^aleur scientifique de ces Congrès s'est imposée à l'attention et au respect du monde savant. On a senti qu'il se formait peu à peu, pour le maintien des saines doctrines rationnelles et pour la défense de la foi chrétienne, une phalange armée de toutes les ressources de la science moderne, avec laquelle les adversaires de nos croyances devraient désormais compter.
Il était bien juste qu'au premier rang de cette vaillante phalange, on vit marcher l'Université de Paris. Elle n'a rien eu de plus à cœur, en effet, depuis le jour de sa fondation, que de justifier son titre de catholique; et, toutes les fois qu'elle en a trouvé l'occasion, elle s'est plu à affirmer la pureté et la vivacité de sa foi, et n'a rien épargné pour soutenir, par la parole et par la plume, l'intime union de la science et de la religion. Aussi a-t-elle été largement représentée dans tous ces congrès internationaux. Un grand nombre de ses professeurs y ont envoyé des travaux dont on trouverait la trace dans les comptes rendus, et chaque fois, plusieurs d'entre eux ont été portés à la présidence et à la vice-présidence des diverses sections de travail.
Création de la bibliothèque, ses accroissements. — Principaux donateurs. — Règlement. — Bibliothécaires. — Catalogue. — Les bâtiments. — Historique du vieux couvent des Carmes. — Massacres du 2 septembre 1792. — L'ossuaire des martyrs. — Ses différentes transformations. — L'hôtel d'IIinnisdal. — Constructions nouvelles en 1894 et 1897.
L'une des premières préoccupations des fondateurs de l'Université libre avait été de lui créer une bibliothèque.
C'était tout à la fois répondre à une condition formelle de la reconnaissance légale des Facultés de droit, de lettres et de sciences (1), et fournir l'outillage indispensable pour les études et les recherches des maîtres et des élèves.
Cette préoccupation ne fut pas longtemps sans recevoir satisfaction. Dès que l'on connut dans le public la résolution des évoques, les dons de livres affluèrent de tous les côtés à la fois, et, grâce à une modique somme consacrée à l'achat des ouvrages les plus nécessaires, la