‹ L'Institut catholique de Paris, 1875-1901Chapitre 93 sur 112 · Annuaire de ï 'Association amicale de · texte numérisé non relu

Annuaire de ï 'Association amicale de

1900-.... M. Charles Dauvilliers, avocat à la Cour d'appel, actuellement en fonctions.

Avant que l'Ecole des Carmes ne fut transformée en séminaire universitaire (1878), un petit nombre d'étudiants laïques y prenaient le gite et le couvert, à la grande satisfaction de leurs parents. Le changement apporté dans le régime de cette maison avait eu pour résultat de leur en fermer désormais l'accès ; mais en même temps il avait fait ouvrir les yeux de l'administration sur l'utilité que présenterait une maison de famille, aménagée à leur usage (1).

Longtemps ce désir parut irréalisable, faute de local. Mais dès que l'acquisition de l'hôtel d'Hinnisdal, en 1891 , en eut rendu la réalisation possible, l'administration s'en préoccupa de nouveau. Pour la rentrée de 1892, une partie de l'hôtel fut convertie en chambres d'étudiants ; l'Institut mit à la tète un gérant ; le vice-recteur fut chargé de la haute direction, et un prêtre fut attaché à la maison, pour vivre au milieu des pensionnaires. Il n'y eut qu'une a oix parmi les amis de l'Institut pour louer celte entreprise, et les familles chrétiennes en témoignèrent hautement leur satisfaction. Les liens qui unissaient déjà les élèves se resserrèrent d'autant, et l'esprit de corps, si désirable dans une Université, continua à se développer. Aussi à peine s'était-il écoulé une année depuis l'ouverture de la maison de famille, que les étudiants demandèrent à se réunir de temps à autre dans un punch fraternel.

L'idée était trop heureuse pour n'être pas mise tout de suite à exécution. Depuis 1893, les étudiants de toutes catégories se réunissent donc quatre ou cinq fois l'an, et fraternisent dans de joyeuses soirées aux-

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