‹ L'institut D'éducation Physique De L'université De BordeauxChapitre 20 sur 29 · Au bord de la mer ou aux très basses altitudes · texte numérisé non relu

Au bord de la mer ou aux très basses altitudes

1° Le Taux des globules rouges est voisin dé 5.000.000 par millimètre cube: |

2° Le taux de l’hémoglobine oscille autour de la normale : 92 % de l'échelle de Tallqwist; !

3° Pour l'adulte normal, l'indice spirométrique paraît supérieur aux chiffres généralement indiqués et voisin de 4 litres:

4° La formule de la capacité vitale théorique proposée par Fabre.et Guillon est de nouveau confirmée.

L SJ »" x I. Chez les sujets normaux vivant à la montagne

i° L'hyperglobulie est nette à partir de 800 mètres d'alti-

tude. Elle est progressivement croissante d’ailleurs avec l'al-

titude:

2° Le taux de l'hémoglobine se montre constamment égal à la normale : 100 % de l’échelle de Tallqwist:

3° La capacité vitale ou indice spirométrique du montagnard est plus faible que celle des sujets vivant aux basses altitudes, Cette diminution paraît être la conséquence d’un blocage thoracique :

4° Un long effort ou là fatigue diminue le taux des globules rouges et de lFhémoglobine, ainsi que la valeur de l'indice. spirométrique.

%. L'essoufflement.

Fagre (R.), Lougarié el GRoNDEAU, — Modifications périmétriques el spirométriques au cours de l’essoufflement. (C.R. Société de biologie, 1935.)

GRONDEAU, — Contribution à l'étude expérimentale de l'essoufflement. (Thèse Bordeaux, 1935.) Fagre (R.). — Essoufflement et régulation thermique chez l’homme.

Contribution à l'étude du mécanisme du « second souffle ». (Journ. de méd. de Bordeaux, avril 1934, et C.R. du Con-

grès de Chamonix, septembré 1934.)

La comparaison des chiffres qu'ils ont recueillis, Les différences constatées entre les périmètres au repos, Soil en respiration calme, soit au cours d'inspirations ou d’expirations lorcées, et les mêmes déterminations faites chez les mêmes sujets au cours de l’essoulflement, les déterminations spirométriques et les tracés pneumographiques Jeur permettent de constater certains faits nouveaux et d'aboutir aux conclusions suivantes

{° Au cours de l’essoufflement, les périmètres moyens du thorax et de l'abdomen augmentent par rapport à leur valeur pendant le repos.

La ventilation pulmonaire se fait donc aux dépens de l'air complémentaire.

2° Les périmètres correspondant à l'inspiration forcée chez un sujet essoufflé sont inférieurs à ces mêmes périmètres chez le sujet non essoufflé.

ar en a

3° Le jeu respiratoire de l'inspiration normale à l'inspiration lorcée est moins ample chez le. sujet essoufflé que chez le sujet au repos, car la ventilation normale se fait à l’aide d'inspirations presque forcées.

%° Les périmètres correspondant à l'expiration loreée sont plus considérables chez le sujet essoufflé que chez le sujet au RER et ceci montre que l'expiration est moins efficace.

ÿ” Les variations périmétriques constatées au cours de l'eseen (diminution du périmètre maximum, augmentation du périmètre minimum) concordent avec les déterminations spirométriques. On constate, en effet, une diminution de la capacité vitale chez le sujet essoufflé par rapport à la valeur obtenue pendant le calme respiratoire.

°* On constate aussi, comme il est admis d'habitude, que . l'air courant augmente au cours de l’essoufflement. Ils font remarquer toutefois que la valeur nouvelle de l'air courant peut. être sans rapport avec sa valeur au repos ou la grandeur de.la capacité vitale.

1° Si l’on détermine enfin la place de l'air courant dans la marge de la ventilation pulmbnaire, on constate, à mesure que se développe l’essoufflement, que l'air courant se déplace progressivement dans la zone de l’air complémentaire et que son volume diminue à mesure qu'augmente la fréquence des mouvements respiratoires.

Dans son travail sur le « second souffle », le Professeur Fabre s'exprime ainsi

«On voit donc que le calme respiratoire relatil observé après quelques minutes de travail musculaire, appelé second souffle ou « second wind » des physiologistes anglais, a pour mécanisme de production les deux éléments suivants

[° Amélioration du rendement et meilleure adaptation du

sujet pendant la période de mise en train. Réduction au minimum des contractions musculaires nécessitées à l'exercice. Réduction consécutive des échanges respiratoires et de la quantité de C0? à éliminer, d’où réduction de la ventilation pulmonaire.

RE peu » 2° Apparition d'une sécrétion sudorale abondante. Mise en jeu de l’évaporation cutanée dans la régulation thermique. Diminution ou disparition du facteur polypnéique d'évapora- Won pulmonaire, d’où réduction de la ventilation. »

Page 1