LE DOMESTIQUE, UNE DAME
La Dame. — J'aurais jien voulu montrer les étoffes à M"' Célina...
Le Domestique. — Je vais voir... mais je ne crois pas que mademoiselle soit visible, (il va à la
porte, l'entr'ouvre légèrement. On entend la voix d'Adriennc
qui psalmodie:) « Ton amour est un philtre farouche- Ton âme est le vase d^or pur... » (Et des murmures flatteurs. Le domestique referme 1» porte, revient en scène et dit à la dame.) Ils n'ont pas fini.
La Dame. — Qu'est-ce qu'ils font donc?
Le Domestique. — C'est la nièce de M. Bomhel qui fait une lecture à son oncle et à quelques amis... Il est impossible de les déranger.
La Dame. — Alors, je m'en vais... Dites à mademoiselle que ces étoffes sont celles du cabinet de toilette de M. Bombel... et que je repasserai chercher la réponse.
Le Domestique. — Bien, mademoiselle.
Sort la dame. Le domestique dispose le thé. La porte de la baie s'ouvre brusquement. Parait Célina.