‹ L'Institut des Rédemptoristines [microforme]Chapitre 4 sur 5 · IV.—PROPAGATION DE L'INSTITUT · texte numérisé non relu

IV.—PROPAGATION DE L'INSTITUT

Nous avons dit que la petite ville de Scala, en Italie, fut le berceau de l’Institut des Religieuses du Très Saint Rédempteur. C'est là que le 6 août, 1731, les premières Rédemptoristines revêtirent leur saint habit et commencèrent la pratique de teur règle et leur vie de parfaite imitation du divin Sauveur.

Je couvent de Scala resta pendant trente-cinq ans la seule communauté exist-nte. «

Mais à peine St Alphonse eût-il pris possession de l'évêché de St Agathe des Goths, qu'il songea à y établir un monastère des Rédemptoristines. Après avoir reçn de Rome et de Naples les approbations nécessaires, il demanda à l'évêque de Scala quatre religieuses du couvent de cette ville, pour commencer la fondation de Ste- Agathe, Il voulut que leur entrée dans la ville épisco-

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pale fut célébrée comme un jour de fête. On éleva des arcs de triomphe, et les Sœurs, au milieu de l'allégresse générale et des acclamations du peuple, furent solennellement introduites par l'évêque et le clergé, dans la cathédrale et ensuite dans le nouveau couvent.

Alphonse attendait un bien immense de l'établissement des Rédemptoristines à Ste-Agathe. Déjà en 1765, environ un an avant la nouvelle fondation, 1l écrivait: ‘‘ Je veux commencer une œuvre qui procurera une gloire ineffable à Dieu, et qui, je l'espère, réformera, peu à peu, ma chère ville de Ste-Agathe. Les prières d'un couvent de cet Ordre opéreront ce changement qu'aucune force humaine, je le vois, n’est en état de réaliser. Par l'obsergation de la Règle du Très Saint Rédempteur, et par le parfum des vertus, ce couvent sera la perle de mon diocèse, oui, la perle de la province entière."

Le 11 novembre 1830, deux femmes nobles priaient à genoux sur le tombeau de St Alphonse, à Nocura. C'étaient Eugénie Dijon, fille d'un conseiller d'Etat de l'infortuné Louis XVI, et la comtesse veuve Antoinette Welberstein. Elles venaient de Vienne, où sous la conduite du Vénérable Serviteur de Dieu Joseph Passerat, Supérieur des Rédemptoristes en deça des Alpes, elles avaient commencé l'érection d'un couvent de Rédemptoristines. Elles s'étaient rendues en Italie, dans le couvent fondé par St Alphonse à Sainte-Agathe des Goths, afin de s'initier à l'observation des Règles et des usages de ces Soeurs Rédempt ristines, parmi lesquelles vivait encore plus d'une Sœur admise par St Alphonse lui-même.

Depuis longtemps elles avaient demandé au Gouvernement autrichien l'autorisation exigée par la loi pour fonder un couvent de cet Ordre. La bonne volonté de l'Empereur avait éprouvé coutinuellement des obstacles et des retards. Cependant le jour même où les premières Rédemptoristines transalpines étaient agenouillées au tombeau de leur Père, l'empereur François signait le Décret de leur approbation. En apprenant cette joyeuse

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nouvelle, elles comprirent que leur prière faite au tombeau d'Alphonse n'avait pas été inutile. La bénédiction du Saint continua de les accompagner.

L'Institut des Rédemptoristines se répandit peu à peu de Vienne dans presque tous les pays de l’Europe et jusqu'en Amérique.

Ce n’est pas notre dessein e’entrer ici dans tous les détails de cette extension relativement considérable pour un institut exclusivement voué à la contemplation. 11 suffit de dire que l'Ordre compte aujourd'hui vingt-deux maisons,

En Italie, berceau de l'œuvre, il possède les maisons de Scala, de St-Agathe des Goths, et de l'ibonati.

En Autriche, celles de l'’ienne, de Gars, de Aied et de Lauterach.

En France, celle de Grenoble.

En Belgique, celles de Zruges, de Malines, de Lonvain, de Soignies, de A'ain, de Waffles, et de Vamur. Les trois dernières sont des communautés de religieuses françaises expulsées,

En Holiande, celles de Sambreck, de l’elp et de Martenthal.

En Angleterre, celle de Zondres.

En Irelande, celle de Dublin.

Au Canada, eelle de Sfe-inne de Beaupré. Cette dernicre fondation mérite d’attirer notre attention.

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