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COLONIES D’ASIE

Indo-Chine. — Il résulte des différents essais tentés dans notre possession, que la culture du tabac doit donner des résultats satisfaisants. Grâce à des amendements du sol rationnellement pratiqués et à une préparation méticuleuse du produit, on améliorera de plus en

plus la culture d’une plante qui est une source de richesses pour les colonies néerlandaises de l'Insulinde; mais, la préparation du tabac ayant une influence considérable sur la bonne qualité du produit, il faut que les planteurs se souviennent que le climatde laCochinchine les oblige à apporter des soins minutieux à la manipulation du tabac.

En 1896, le tabac annamitea donné lieuàun chiffre d’exportation très faible (1 658 kilogr.)

La même année, il a été importé, en Cochinchine et Cambodge 524455 kilogr.

En Annam 1 5 1 6 1 kilogr.

Au Tonkin 59243 kilogr.

Le Tonkin a en outre exporté en Chine 1456 kilogr.

Quant à nos possessions de l'Inde, elles se suffisent à peu près à elles-mêmes.

Le tabac est cultivé dans toutes nos colonies, son développement y est rapide. Mais on doit surveiller d’une manière spéciale le séchage qui s’effectue ordinairement mal, à cause de l’humidité de l’air très abondante dans ces climats similaires tropicaux.

Dans certaines localités, on fait une grande consommation de tabac. Préparé suivant les meilleurs procédés utilisés en Amérique et en Europe, il pourrait donner lieu à un certain mouvement d’exportation, car la culture est facile, et beaucoup de terres océaniennes s’y prêtent admirablement, notamment la Nouvelle-Calédonie où cette culture est très développée à Bourrail, La Foa, Lifou, Nouméa, Pouerabouen.

Quoiqu’il en soit la France a importé en 1896 en Nouvelle-Calédonie 21 3i 2 kilogr. de tabac et les autres pays, 58go8 kilogr.

Quant à Tahiti, on y importe 4462 kilogr. de tabac à fumer et 120 mille cigares et cigarettes, elle exporte dans les îles voisines un millier de kilos environ.

Antilles. — Le tabac fut d’abord cultivé dansnos possessions des Antilles qui en tiraient un assez grand bénéfice ; plus tard il fut abandonné pour la culture de la canne à sucre. Mais il ne faut pas perdre de vue que nos colonies des Antilles peuvent livrer à l’exportation un tabac de qualité supérieure et que la culture est une source de bien-être pour la petite propriété.

L’exportation du tabac est nulle à la Martiniqne et à la Guadeloupe on a importé en 1896 :

Martinique Guadeloupe

Tabac en feuilles 232.643 kilogr. ;og.4o6 kilogr.

Cigares Cigarettes 591 — i3o —

Tabac à fumer 31.960 — 24.084 —

Guyane. — Le sol des forêts nouvellement défrichées parait être pour cette culture, un terrain très favorable. Là encore en regard d'une exportation nulle s’inscrivent les chiffres suivants d’exportation, pour l’année 1 896 :

Tabac en feuilles 27761 kilogr.

Cigares 4181 —

Tabac à priser 164 —

Tabac à fumer 44I29 —

Ce rapide coup d’œil, montre que tout est à faire pour ainsi dire dans cette voie.

La métropole devrait songer àencourager le colon dans la culture d’une plante universellement consommée qui se développe très bien dans notre domaine colonial, et cependant les colonies ne peuvent se suffire à elles-mêmes puisqu'elles sont obligées d’en demandera l’étranger une quantité considérable.

Résumé

DES

Travaux Zoologiques

de l’Institut Colonial de Marseille

dirigé par M. le Professeur HECKEL.

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