‹ L'Institut et le Musée colonial de MarseilleChapitre 17 sur 27 · DES ENVIRONS DE TOMBOUCTOU · texte numérisé non relu

DES ENVIRONS DE TOMBOUCTOU

par MM. Vaissière,

Professeur à la Faculté des Sciences de Marseille et le

Docteur L. Bordas Chef des travaux pratiques de zoologie

Les auteurs, grâce aux variés et très nombreux échantillons fournis par le Musée colonial, ont pu, non seulement étudier le fourreau du Psychidé, mais encore faire l’anatomie de son parasite, une larve de Braconide. Ils ont, en outre, par l'examen de la disposition présentée par l’hoteet le parasite, ajouté une page intéressante de plus à la biologie, si peu connue encore, du parasitisme chez les insectes.

On sait que parmi les Braconides, l’Apanteles glomeratus, par exemple, dépose ses œufs sur le corps des chenilles de la Piéride du

i5 pages, i pl. et i5 figures dans Ann. de la Faculté des Sciences de Marseille T. X. 1899.

chou. Les chenilles infestées par Y Apanteles sont très nombreuses et atteignent leur taille normale, mais prennent une coloration jaune pâle, ce qui permet de les distinguer de celles qui sont saines. Parfois aussi, les œufs sont introduits dans l'intérieur du corps de l'hôte (. Rhinocyllus latirostris ) et on assiste alors à des phénomènes de parasitisme interne.

Or, certains fourreaux de Psychidés soumis à notre étude renfermaient des larves de Braconides. Dans la coque nymphale se trouvaient, entourés par un épais feutrage de filaments blanchâtres, de nombreux œufs, de couleur jaunâtre et à coque dure et cornée. Certaines chenilles de Psychidés ont, à leur sortie de l’enveloppe nymphale, le corps couvert de longs poils cylindriques. Les femelles de ces espèces ne quittent pas leur fourreau, mais présentent, à l’orifice inférieur de celui-ci, l’extrémité postérieure de leur corps pour permettre aux mâles de les féconder. La fécondation accomplie, elles retournent au milieu de leur habitation, s’entourent de nouveau de leur enveloppe nymphale et ne tardent pas à mourir, servant ainsi de pâture à leurs œufs. Ceux-ci se développent rapidement, abrités par les téguments maternels et par ceux de la nymphe. Les œufs, après avoir augmentédevolume,setrouventbientôtenveloppés par les faisceaux de poils qui entouraient le corps de la mère. C’est dans la coque nymphale que se développent les larves parasites de Braconides étudiées au cours du Mémoire.

Page 1