‹ L'Institutrice a BerlinChapitre 22 sur 22 · HEINRICH A ARNOLD · texte numérisé non relu

HEINRICH A ARNOLD

15 février,

Arnold^ je ne l'ai pas revue! Elle ne veut pas me permettre de régler son sort comme je Favais espéré !

» Kien n'est changé dans ma situation, a-telle dit en me tendant la main, avant de nous séparer ; je compte un ami de plus et un ennemi de moins, voilà tout. »

Elle veut remplir son engagement envers ma tante ! Ma tante, que je chasserais de cet hôtel si elle ne m'avait prié avec instance de n'en rien faire I — Mon ami, quelle âme que celle de cette enfant ! Je rougissais de moi en l'écoutant, de mon égoïsme, de ma passion, de mon oubli de tout ce qui n'est pas moi. Si c'est le catholicisme qui fait ces âmes fortes et tendres, je veux

être catholique. Elle ne peut m'empêcher^ puisque nos destinées en ce monde ne doivent avoir rien de commun^ de vivre dans la même foi qu'elle^ et de mourir dans la même espérance. En tout cas, Arnold, j'en fais ici le serment, il n'y aura jamais de comtesse de Kastow^ et je mourrai sans héritier de mon nom.

Heinrich.

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