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est pat de même pour Téducation des garçons ; il est asses difficile de s'en faire use idée, même approximative. De lA sans doute cette opinion fausse et trop facilement acceptée par quelques-uns, que Tinstruction, du moins celle des garçons, était alors presque complètement négligée.
Voilà pourquoi il nous a paru utile de grouper de la façon la plus claire possible et de présenter en un volume, tous les renseignements que nous avons pu recueillir, touchant l'instruction et l'éducation des filles et des garçons, soit dans les auteurs, soit dans les manuscrits que nous avons été à même de consulter depuis quelques années.
Mais avant d'exposer le résultat de cette enquête et de dire ce que fut, sous le régime français, l'instruction des enfants, avant même de dire, comme nous le ferons au chapitre premier de cet ouvrage, ce qu'était l'instruction des parents qui ont ici fondé les premiers foyers canadiens, il importe, croyons-nous, de remonter plus haut et d'examiner ce qu'étaient en France l'instruction et l'éducation primaires aux XVII* et XVIII' siècles.
Un certain nombre de nos premiers colons, à leur arrivée au pays, savaient lire et écrire. Ils l'avaient donc appris là-bas dans leurs provinces respectives. Mais étaient-ils vraiment nombreux ceux-là? Ne faisaient-ils pas plutôt l'exception? L'instruction était-elle assez répandue en France, à cette époque, pour que de simples paysans on hommes de métier, sortis du peuple et venant de toutes les provinces fussent en état de lire, d'écrire et de compter ?
Il convient de dire d'abord que sur cette question comme sur bien d'autres, les historiens, même ceux de nos jourSi ne sont pas toujours d'accord.
INTRODUCTIOM 9
• La question des origines de renseignement primaire en France a été vivement discutée depuis quelques annécti écrivait en 1881, M. Tabbé Allain *, elle a servi de thème à des controverses nombreuses dans la presse, à la tribune des assemblées délibérantes, et jusque dans les clubs et les réunions publiques. Presque partout, on a affirmé hardiment que renseignement primaire datait en France de notre siècle et que nos pères n'avaient rien connu qui loi ressemblât. >
Pour répondre à ces affirmations gratuites, un certain nombre d'écrivains catholiques, chercheurs et érudits, se sont mis à Toeuvre et ont apporté à rencontre des préteotions de l'école révolutionnaire, des renseignements si nooibreux, si précis et d'une si haute valeur documentaire, que M. l'abbé Allain, résumant la plupart de ces travaux en 1S81, pouvait dire en parlant des détracteurs de raiicieo réjpmc:
« Ils veulent bien convenir aujourd'hui que l'enseigne* ment primaire existait dans une certaine mesure avant 1789, que dans quelques provinces, les écoles étaient assez non* breuses ; ils en viennent même à confesser que l'action dn clergé sur l'enseignement primaire fut considérable. Les secUires l'avouent avec toutes sortes de précautions oratoires, de réticences et de réserves. Les indifférenU de bonne foi l'affirment nettement La \*érité commence à se faire jour '. »
A\'«nt-pnypc», p, IX.
Une fois pour toutes, wam tmk^ny^m à ctt laportaat oavriNI* oè mm «voM pataé U pin» gramle partie de* notes qtti voal Mèvf«.