‹ L'instruction au Canada sous le régime françaisChapitre 2 sur 233 · Armnt-prDpoft, p. XI · texte numérisé non relu

Armnt-prDpoft, p. XI

lO INTRODUCTION

Quatre ans plus tard, M. Gabriel Compayre, parlant svlt le racine sujet, avait soin de dire • qu'il faut se garder des exagérations et qu*il y aurait témérité à prétendre que la monarchie et TEglise n^avaient rien fait pour Titistruction du peuple '. ■ Cet aveu mettait fauteur à rai.*e pour écrire un peu plus loin : « il est permis de dire que les hommes de 1789 trouvaient Pinstruction primaire dans le plus pitoyable état ; des écoles peu nombreuses et peu suivies ; de rares maîtres laïques, formés on ne sait comment, sans instruction solide et, comme ils le disaient eux-mêmes, • avilis» par leur situation inférieure; peu ou point de livres élémentaires; la gratuité peu pratiquée; enfin une indifférence générale pour Tinstruction élémentaire dont des philosophes comme Voltaire et Rousseau, des parlementaires comme la Chatolais faisaient eux-mêmes bon marché l •

Nous avons cru devoir donner ces extraits en commençant^ afin de faire voir que nous n^ignorons pas les plus graves reproches que Ton fait aux éducateurs de Tancien régime en France.

On sait qu*il n'y a pas lieu de s'inquiéter outre mesure de ces accusations auxquelles ont répondu, non seulement des catholiques, mais des indifférents comme Brunetière, Albert Duruy ', Taine *, et autres *.

I . Coodorret — Rapport itàrojtt du dkrtt $mr targmmimtiûm gèmèrmle d* rimilruclion publique, 186s — Introduction, p. lil. 3 Co«|Miyre. toc. rfV., p. VI.

j. Allais, op. cit., p. XII. note.

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