I. G6uiple. Dot
LA CONGKéGATION NOTRR-DAMB SIS
Paient bien r^ltis de correspondre à la bonne volonté que Pévéque et le Séminaire leur montraient et de profiter, à Tavenir, du moyen qui leur était offert, de faire instruire et de bien élever leurs filles.
Ce contrat fut passé en présence de M^ de Laval, des abbés de Bernières, Dupré, Glandelet, Maizerets, et Gaultier et des habitants dont les noms suivent : Etienne Jacob, juge et prévost, Pierre Testu, sieur du Tilly, capitaine de milice, Noël Gagnon, lieutenant de milice, Pierre Trudelle, Robert Caron, Antoine Toupin et Jean Paré, représentant le reste des habitants de la seigneurie.
Cette fondation, tout autant que celles de MM. Lamy, Basset, Geoffroy et autres, méritait d'être mentionnée, ne fût-ce que pour montrer que M*' de Laval et le Séminaire ne s'occupaient pas seulement de rinstruction des garçons, mais encore de celle des filles.
Au reste, on n'avait pas attendu l'année 1697 pour fournir aux maîtresses d'école les moyens de vivre. Depuis l'ouverture de l'établissement, le Séminaire donnait aux Sœurs Richard et Saint-Laurent, 2cx> livres par année. Bien plus, il vint eu aide aux parents pauvres qui désiraient mettre leurs filles au pensionnat En 1695 et 1696, il payait pour quatre élèves : Julienne Saint-Cosme, passée du couvent de Sainte-Famille à celui du Château ; Marie- Joseph, anglai.^, Geneviève Trottier, Elizabeth Cloutier, Rosalie de la Voye, Françoise Testu, Louise Plante, Catherine Aubert et Marie Sayer, anglaise '.
I. PiUe de GnilUnnse Scyer et âm Marte Rcthworth. Cette eafaat avait été faite prisoonièrr, en tempa de gncrrr. avec ta mèrt et aa •aeur. Cette dernière, nommée Marte-câ— viève. catra cbes Ica Scnra de la
Quelques-unes de ces élèves, il est vrai, ne passaient au pensionnat qu'une partie de l'année, mais c'était toujours aux frais de l'évêque ou du Séminaire.
L'année suivante, 1698, la pension fut portée à 4 livres par mois, comme on peut le constater par les comptes de Julienne Saint-Cosme, de Geneviève et Anne Troltier, de Catherine et Marie Aubert, de Louise Lamy et de Marie Sayer *.
En 1699, 1^^ deux évéques semblent rivaliser de zèle pour encourager l'instruction des 6lles à Beaupré. Pendant que M" de Saint- Val lier se charge de payer en partie la pension de trois élèves. M" l'Ancien donne 60 francs « pour des enfants qu'il a mises à l'instruction chez les Sœurs du Château >. Ses petites protégées sont : Marguerite Marois, Catherine Roullois, Marie Cochon et Marguerite Gagnon '.
M*' donnait, l'année suivante, le double à distribuer entre sept élèves.
Jusqu'à la fin de la domination française, le Séminaire continua à payer, chaque année, pour deux élèves.
En 1722, par accord passé entre le Séminaire et les Sœurs, la rente de 3cx> livres fut réduite à 225 que le Séminaire paya fidèlement jusqu'à la conquête, comme en témoignent les livres de comptes.
En 1759, les Sœurs retournèrent à Montréal, et le couvent fut incendié par les Anglais '.
Coogrégation cl y fit profcMion tout le nom de Sœor des Anges. Bile iDoonit en 1717, i Montréal (Tang., Did, gèmM.^ I. p. 9.)