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les autres choses que Ton apprend dans les écoles; les autres leur apprendront à travailler car « outre Pinstruction quelles donneront aux filles, elles tâcheront de leur apprendre à travailler, pour mettre fin, par ce moyen, au plus ordinaire désordre de ce pays, qui est Toisiveté des personnes de leur sexe ». On devra, en conséquence, leur montrer à tricoter, à coudre, à filer et autres ouvrages propres aux personnes de leur condition, leur apprenant surtout à se tenir proprement et à confectionner leurs hardes. Quant aux petites filles qui ne montraient pas de dispositions pour l'étude, qui ne pouvaient pas même apprendre à lire et à écrire, on devait les recevoir quand même pour leur montrer à travailler.
Après les heures de classe, les bonnes Sœurs se faisaient donc ménagères, 1 ingères, blanchisseuses et repasseuses au besoin, le tout pour subvenir à leurs propres besoins et pour être utiles à leurs élèves. Voilà pourquoi* le travail manuel leur est si souvent recommandé.
« Comme entre toutes les autres occupations, dit encore le Règlement de 1694, on peut regarder le travail comme beaucoup plus nécessaire aux pauvres filles de la campagne, les Sœurs auront une application particulière à l'apprendre aux filles pensionnaires qu'elles tiendront dans leur maison de La Providence et aux Ecolières et de s'y rendre ellesmêmes fort assidues, comme un moyen le plus capable de faire subsister leur maison et le plus nécessaire pour éviter l'oisiveté. ■
C'était aussi l'opinion de la vénérable fondatrice, qui écrivait quelque part : « Les Sœurs de la Congrégation doivent se rendre habiles à toutes sortes d'ouvrages, afin
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d^appreodre aux enfants à éviter Toisiveté qui est la foorcc de tous les vices et les rendrait libertines. Il est donc nécessaire de faire travailler les enfants des écoles et aussi les pensionnaires '. •
Voilà l'instruction et Téducation que Ton donnait aux filles sous le régime français. L'instruction proprement dite n'était ni très étendue, ni profonde, ni variée, mais en revanche, l'éducation était excellente, et c'est par là que nos anciennes communautés enseignantes ont surtout contribué à répandre dans le peuple cette affabilité, ces manières douces et polies que la plupart des historiens et des voyageurs se sont plu à reconnattre aux anciens Canadiens et particulièrement aux femmes.
En résumé, nous reconnaissons sans peine que le programme des études, tant pour les filles que pour les garçons, était d'une grande simplicité. L'abbé Verreau l'avait reconnu dès 1864. Parlant un jour de ce que devaient être les petites écoles de Montréal sous le régime français, il disait : • Si, franchissant l'espace de deux siècles, il nous était donné d'interroger un de ces enfants vifs et alertes, que le soleil levant trouve au bord de l'eau, voici ce qu'il nous répondrait comme le jeune Eliacin :
• J'adore le Seigneur, 00 m'expliqoe m loi. Dans ton livre dirin, on m'apprend à lire. Bt déjà de ma main je commence à Técrift.
• Ce programme, ajouUit le savant abbé, n*a peut-être pas formé des savants, mais il a donné au Canada des