‹ L'instruction au Canada sous le régime françaisChapitre 124 sur 233 · Voygê €n Amèriqmê^ p · texte numérisé non relu

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PROGRAMMES DES ÈCOUtB PRIMAIRES 343

« elles élevaient les petites filles dans la crainte de Dieu et Texercice des vertos chrétiennes, leur apprenant à lire et à écrire et les autres travaux dont elles sont capables •. C*cst bien là le programme ordinaire, tant pour la ville que potir la campagne. Voici, d*après le Règlement de 1694, quelques détails qui compléteront ces données un peu trop générales K Ces règles concernaient particulièrement la mataon mère, mais pouvaient s*appliquer en même tempt aux écoles de la campagne.

Une maîtresse générale des classes, nommée par la sapé* rieure, avait la direction des institutrices et des élèves. Sa fonction principale consistait à recevoir les élèves, à les introduire dans les classes et à les en faire sortir, quand le temps en était venu. A elle, par conséquent, incombait la tâche d'examiner les enfants et par là de se rendre compte de leurs talents et de leurs capacités. Toutes les difficultés concernant les classes devaient lui être soumises, et il était interdit aux maîtresses d^infliger à leurs élèves de grands châtiments sans sa permission.

Sous la direction de la maîtresse générale, la supérieure mettait autant de Sœurs qu*il en était besoin pour le nombre des enfants, dont les plus jeunes devaient avoir au moins six ans, « étant presqu*impossible qu'avant cet âge elles fussent capables d'apprendre quelque chose et qu'ordinai* rement, ce n'est qu'une perte de temps et un rompement de tête pour les Sœurs ••

Parmi les maîtresses, les unes seront employées â en* seigner aux enfants à lire, à écrire et à compter, et tootcs

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