I. VoirappeadktJ
encore, servir d'exemple à des pays beaucoup plus anciens que le nôtre. C'est probablement ce que pensait P.-J.-O Chauveau quand il écrivait : « Malgré la rareté des écoles primaires, on aurait tort de croire que la population des campagnes a été, à n'importe quelle époque, dans cette ignorance absolue et abrutissante dont on est encore frappé chez les basses classe» de quelques pays européens *. •
Quoi qu'il en soit du degré d'instruction de nos pères, ce sont leurs fils, nos ancêtres, qui, grâce à l'éducation religieuse qui ne leur a jamais manqué, grâce aussi au patriotisme éclairé que Ton avait développé chez eux, ont su, durant les années de lutte et d'oppression, conserver intactes et léguer à leurs enfants une religion, une langue et des institutions qui sont comme le fond même de notre nationalité et sans lesquelles le nom de Canadien-Français dont nous sommes fiers ne serait plus qu'un vain mot