‹ L'instruction au Canada sous le régime françaisChapitre 219 sur 233 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

ment peu étendues, groupés dans des villigcs ou des hsmeanx, pouvaient assez facilement envoyer leurs enfants à récole. La condition du peuple en France était bien autrement favorable à la diffusion de renseignement primaire que ne Tétait la condition de nos ancêtres qui, nous l'avons dit et répété, avaient tout contre eux: le petit nombre, la pauvreté, la rigueur des saisons, Téloignement et la difficulté des communications. Néanmoins, un siècle ne s'était pas écoulé depuis la fondation de Québec que des écoles étaient établies non seulement dans les villes, mtàê dans plusieurs paroisses de la campagne. En 1725, on comptait dans toute la colonie, 25,000 âmes dispersées sur une étendue considérable, et 70 paroisses seulement tenaient registres. Or, jusqu*à cette date on avait érigé une trentaine d'écoles primaires, tant pour les filles que pour les garçons, et nous ne parlons ici que de celles dont nous a\*ons pu constater l'existence d'une manière certaine *. Combien d'autres, tenues par des curés, des notaires ou des fib de famille ne sont pas et ne seront probablement jamais connues ?

En résumé, si l'instruction primaire, en particulier, ne fut pas universellement répandue au Canada, sons la domi* nation française, il n*en reste pas moins vrai qu'elle Ta été beaucoup plus qu'on ne Ta cm pendant longtemps, et nous dirons même, autant que le permettaient les circonstancca. Le clergé y donna toute son attention, les autorités civiles s'en occupèrent activement et le peuple lui-même fit preuve d*une bonne volonté qui pourrait peut-être, de nos jours

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