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a. Voy^gt dé K'ëim em Cmmmàm^ traduction uc >i . Mafchaad. •le U Société HittoHqtK de Moatféftl, 1880. p, 149-
6o l'instruction Al v*nA
vante: « Payé au maître d*école, seize livres lo sols pour avoir travaillé onze jours aux récoltes K •
On sait que Técole de Saint-Joachim n^était pas destinée seulement aux enfants de cette paroisse, mais à tous ceux qui ne pouvaient pas ou n*ainiaient pas à faire un cours classique. Les habitants de la côte de Beaupré durent, les premiers, profiter de cet avantage et c'est bien, croyons-noiu*, ce que firent ceux de Saint-Joachim et de Sainte-Anne qui se trouvaient sur les lieux. Mais ce qui était relativement facile pour les uns devenait difficile, sinon impossible pour d'autres, à raison de Téloignement, et il arriva que certains habitants de l'Ange-Gardien et du Château-Richer, trop pauvres pour pouvoir mettre leurs enfants en pension à Québec ou à Saint-Joachim, se virent privés de tout moyen de les faire instruire.
En sa qualité de seigneur de Beaupré, M** de Laval s'intéressait à chacun de ses censitaires et il voulut procurer à tous le même avantage. Il fit donc construire au Château" Richer, dès avant 1674, une maison destinée à l'instruction de la jeunesse. Nos livres de comptes en font mention.
M. Dudouyt, procureur du Séminaire, écrivait au Grand- Livre, à la fin de 1674, 9"^ maître Jacques Goultt, meunier aux moulins du Château-Richer, avait fourni depuis le 15 février • pour le Séminaire du Château », 91 minots de blé dont 48 sur l'ordre de M. Pillon et 43 sur billet de M. Dudouyt lui même. Cela suffirait déjà pour prouver que non tenlement il existait un pensionnat au Château-Richer à cette époque, mais encore que le personnel y était nombreux.