Gnuid-Urre. Artk, eu Sèmimmin
tCOlMB VUS GARÇONS, RÉGION DK QUftBlC 6j
M petite fortune en faveur des Sœur« âf la Congrégatloo^ de Sainte-Famille, Ile d'Orléans *.
Nous avons relevé, enfin, sur les registres du ChAtean- Ricber, deux noms que nous n'avons trouvés nulle part ailleurs: René Rampillon en 1694^ et Louis Rigault ' eir 1704. On ne les indique pas comme maîtres d*école, mais si on en juge par leur écriture, c'étaient des gens d'une lostmction plus qu'ordinaire. Roger, Rondeau et Lefranc avaient aussi une fort belle écriture.
La correspondance de M"* de Laval et du Séminaire de Paris avec celui de Québec nous fait voir qu'on envoyait de temps en temps à Québec des jeunes gens qui se destinaient à l'instruction des 'enfants. Ainsi, en 1685, un jeune homme s'étant présenté à M"' de Laval dans l'intention de passer en Canada et de s'y faire prêtre, l'évêque, après l'avoir examiné, écrivait au Séminaire qu'il ne l'avait ■ jugé propre qu'A tenir les petites écoles, en demeurant avec un ecclésiastique dont il aurait soin > '. Les faits de ce genre, qui nous montrent un bedeau, un chantre, voire même un domestique de curé, transformés en maîtres d'école étaient peutêtre, à cette époque reculée, plus fréquents qu'on ne pense. Pourquoi aurait-on été si difficile? Le sujet était-il honnête, de bonnes mœurs et capable d'enseigner à lire et à écrire, on en était satisfait. Quant à l'exercice de fonctions aussi disparates, il n'y a pas lieu d'en être surpris. On trouvait du temps pour tout. An reste, les notaires eux-mêmes ne cu> mulaient-ils pas parfois des charges assez différentes, comme