‹ L'instruction au Canada sous le régime françaisChapitre 56 sur 233 · ECOLES DES GARÇONS AUX TROIS-RIVIKRES · texte numérisé non relu

ECOLES DES GARÇONS AUX TROIS-RIVIKRES

Population de cette ville h tlifférentes dates soiu la domination fnui> çaise.— Un maître d*école chantre et notaire. — Lea Prèrct Charon anx Trois. Rivières.— Ecole de Fabrique.— Les Récollets et l'instmction de la jeunesse au Canada et particulièrement aux Trois» Rivières. — Ecoles dans les paroisses du district.

L'instruction élémentaire des garçons fut-elle aussi répandue dans la région des Trois-Rivières que dans celles de Qnébec et de Montréal? Les documents nous manquent pour répondre d'une manière satisfaisante à cette question ; mais nous ne croyons pas nous tromper en disant que, même dans les premiers temps de la colonie, l'éducation ne fut pas là tout à fait négligée. Personne ne s*attendra de trouver dans la jville et ses environs, des écoles nombreuses et des classes très fréquentées. Cette partie du pays se développa lentement, et la population n'y fut jamais bien considérable sous le régime français. Kn i68i, quarante-sept ans^après la fondation des Trois-Rivières, le district tout entier^ne renfermait encore que x 169 Ames. Des paroisses comme Hatiscan, Champlain, le Cap*de-]a-Madeleine, ne renfennaient guère plus de 200 Ames chacune ; la ville elle-même n*en contenait que 150 '.

I« Sfêt^mumumt dt tSjt^ vol. IV. p. 11.

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Charlevoix écrit bien, en 1721, qn*à cette dite 00 oc comptait que sept à huit cents âmes dans la ville des Trots- Kivi^re^ . C*est sans doute le gouvernement des Trois- Kivières qu*il veut dire; autrement, nous croirions qu'il exagère beaucoup. Comment supposer, en effet, que cette population serait montée, de 203 âmes qu'elle était en 1706', à sept ou huit cents en 172 1, et cela, pour redcacendfe à 578 en 1 739 ', comme nous rapprennent les divers recensements de l'époque? Au reste, la ville des Trois-Rivières n*avait que 644 âmes en 1 765 ^

Cette petite statistique a une grande importance. Il est bon, en effet, de se rendre compte de l'état de la population et de ses développements, avant de porter un jugement sur les premiers établissements scolaires dans cette partie du pays.

La ville des Trois-Rivières a dû avoir son école dés les premières années de sa fondation. Alors qu'elle n'était encore qu'un petit bourg, déjà ses habitants songeaient à avoir un hôpital ^ Pourquoi se seraient-ils montrés moins em^ pressés d'avoir une école ?

De plus, les Trois-Rixnères furent desservies par les Jésuites, â peu près sans interruption, de 1634 à 1671 *. N'est-il pas raisonnable de croire que ces Pères qui, de bonne

I. HiUoirt de Ia Namp$Ut'Frmm€t, éd. ts-ia. vol. V. p. 166. a. Reeemsêmtni éi iSit^ vol. IV. p. 4B

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