‹ L'instruction au Canada sous le régime françaisChapitre 84 sur 233 · Pailloa. I. p. soS · texte numérisé non relu

Pailloa. I. p. soS

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suivant Un extrait de ces lettres nous fera voir ce qu*était alors la petite communauté.

«... Marguerite Bourgeoys s*étant établie dans Tlle de Montréal avec quelques autres filles associées vivant en communauté, où elle a fait Toffice de maîtresse d*école en montrant gratuitement aux jeunes filles tous les métiers qui les rendent capables de gagner leur vie et avec un si heureux progrès par les grâces continuelles de la providence divine que la dite exposante ni ses associées ne sont aucunement à charge au dit pays, ayant fait bâtir à leurs dépens dans rile de Montréal deux corps de logis propres à leur dessein et fait défricher plusieurs concessions de terre, bâtir une métairie etc . . . Nous confirmons par ces présentes la dite Congrégation dans Pile de Montréal, etc. . .^ •

Le 6 août 1676, M" de Ira val approuvait à son tour la communauté de Marguerite Bourgeoys. Dans sa supplique, la Sœur avait représenté à Tévéque que, depuis plusieurs années et sous son bon plaisir, elle et ses compagnes, remplissaient les fonctions de maîtresses d^école, à Montréal et autres lieux, enseignant aux enfants à lire et à écrire en même temps qu'elles les formaient à la crainte de Dieu et à la pratique des vertus. M** de Laval, qui n*avait rien plus à cœur que Tinstruction des enfants, disait dans sa lettre d'approbation : « Sachant qu'un des plus grands biens que nous puissions procurer à notre église et le moyen le plus efficace pour conserver et augmenter la piété dans les familles chrétiennes est l'instruction et la bonne éducation des enfants ; considérant la bénédiction que Notre*

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