‹ L'instruction civique a l'écoleChapitre 23 sur 105 · LE DRAPEAU TRICÔLORE ÈST LE SYMBOLE DE * LA PATRIE · texte numérisé non relu

LE DRAPEAU TRICÔLORE ÈST LE SYMBOLE DE * LA PATRIE

La fête du 14 juillet 1880.

Oui, tout le monde doit servir le pays. Èt ce n'est pas

seulement un devoir , c’èst un honneur d’être

Il faut saluer ie drapeau quand il passe.

soldat. Aussi ne peuvent entrer dans l’armée, et sont déclarés indignes, ceux que les tribunaux ont condamnés pour des actes infamants*.

Allons, allons, Simon, je vois que vous avez honte de ce que vous disiez tout à l’heure. Quand vous serez,

grand, si vous êtes appelé à défendre votre mère ou à délivrer votre frère, souvenez-vous de cette mauvaise parole et ràchetez-la à force de courage.

Et maintenant, mes enfants, assez de choses sérieuses pour aujourd’hui. Demain, quand le drapeati tricolore * passera devant vous, n’oubliez pas d’ôter votre casquette, et de saluer avec respect le symbole* de la Patrie.

Yous voulez encore demander quelque chose, Louis?

— Monsieur, est-ce que c’est le colonel qui porte le drapeau ?

— Non, mon enfant, il serait trop gêné pour commander. On donne la garde du drapeau à un souslieutenant* un brave choisi avec soin, et qui saura

La garde du drapeau.

défendre le trésor qu’on lui aura confié. A côté de lui marchent plusieurs vieux soldats qui forment la garde du drapeau. Dans la bataille, ils doivent s’occuper non d’eux-mêmes, màis de lui, et conserver tout leur sang-froid*, car un régiment est déshonoré pat la

l’instruction civique a l’école

perte de son drapeau , à moins de s’être fait absolument écraser. S’enfuir et laisser là le drapeau est, après déserter, la plus lâche action que puisse commettre un soldat : aussi les vieux braves se font tuer pour le défendre.

Le plus grand criminel de ce siècle, Bazaine le traître , a livré à l’ennemi Metz, son armée et ses dra-

La distribution des drapeaux, le 14 juillet 1880.

peaux, qui avaient tant vu de combats, et pour la défense desquels tant de sang français avait coulé. Du moins, à Sedan, quand il a fallu se rendre, chaque colonel a brûlé son drapeau. Strasbourg pris, le lieutenant Valès a emporté son drapeau autour de son corps, et l’a gardé, sans que les Prussiens s’en soient doutés, pendant toute sa captivité.

Le 14 juillet 1880, dans la première fête nationale

que la France ait eue depuis la guerre fatale, M. Jules Grévy, Président de la République, accompagné de M. Léon Say, Président du Sénat et de M. Léon Gambetta, Président de la Chambre des députés, a remis à tous les régiments de l’armée des drapeaux nou-

veaux, sur lesquels sont inscrits les mots: HONNEUR ET PATRIE. C’est un de ces drapeaux neufs que nous saluerons demain. Souhaitons-lui de glorieuses destinées.

RÉSUMÉ

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