‹ L'instruction des novices [microform]Chapitre 301 sur 361 · QUATRIEME PARTIE · texte numérisé non relu

QUATRIEME PARTIE

car vous avez voulu, quoique vous n'y fussiez point obligé, être circoncis, êtrepréseaté au temple, et vous rendre chaque année à Jérusalem au jour de la fête, pour y célébrer la Pâque. Mais vous êtes surtout la fin de la loi, parce que vous êtes le terme béni auquel elle tendait comme à sa perfection. Vous formez j en effet, la perfection des lois cérémoniales, car vous avez réalisé ce qu'elles figuraient et annonçaient. A la circoncision selon la chair, vous avez substitué le baptême qui est la circoncision du cœur; et aux différents sacrifices, vous avez fait succéder celui de votre croix.

Vous avez perfectionné les prescriptions morales de l'ancienne loi , en les expliquant d'une manière plus élevée , et en leur ajoutant vos conseils évangéliques.

Vous avez transformé les lois judiciaires, en substituant à la sanction passagère des peines ou des récompenses temporelles , la sanction seule vraiment efficace, qui atteint l'âme et embrasse l'éternité.

Vous êtes encore la fin de la loi de Moïse, parce que vous suppléez à ses imperfections. La sainteté extérieure et légale qu'elle donnait était une simple disposition à la sainteté intérieure, et cette dernière ne peut venir que de vous ; en sorte que ceux des Juifs qui étaient justes et saints intérieurement, étaient chrétiens par avance, et disciples de l'Évangile.

Enfin vous êtes le terme de la loi de Moïse, en ce sens que, quand vous venez elle disparaît; sa mission est finie; votre joug spirituel, qui est doux et léger, devient l'unique lien de ceux que vous appelez à la liberté des enfants dé Dieu.

Je vous remercie, ô mon Souverain, de m'a voir appelé à vivre sous le règne de votre loi nouvelle; et puisqu'elle est tout intérieure, faites que je la pratique du fond de mon cœur, par amour. Donnez -moi. d'en apprécier, non seulement les prescriptions, mais les conseils; daignez me pardonner de l'avoir souvent violée , ou de l'avoir accomplie d'une manière toute matérielle, par crainte, sans esprit chrétien; et ainsi, tandis qu'il y avait, dans le Testament ancien, des chrétiens en esprit, j'ai été, dans le Nouveau , Juif par le cœur. Daignez agréer et confirmer la résolution que je forme de mieux étu-

dier, de înieùx goûter, et de pratiquer plus saintement votre loi iviinaculée qui convertit les âmes. (Ps. xviii, 8.) Ainsi soit-il.

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