‹ L'Instruction du peupleChapitre 59 sur 186 · AN N É R · texte numérisé non relu

AN N É R

Enfants en Age d’école

Aux écoles élémentaires publiques

Aux autres écoles

Donc en plus A l'école

Enfants en Age d’école

Aux écoles élémentaires publiques

Aux autres écoles

Manquant.

La dépense totale, pour les écoles normales, s’est élevée en 1861 à

1. A Berlin, comme dans toute l'Allemagne on s'efforce d'élever encore le niveau de l’instruction des jeunes filles. Il vient de se fonder dans cette capitale, sous le patronage de la princesse de Prusse, un institut qui portera le nom de Victoiia-Lyceum, et dont le but sera de fournir aux jeunes filles qui ont terminé leurs études scolaires l’occasion d'étendre et de perfectionner leurs connaissances, A cet effet, on donnera dans cet établissement des conférences notamment sur les sciences naturelles, l’histoire profane, l’histoire de l'art et l’histoire de la littérature des principaux peuples. Autant que cela sera possible, les conférences seront données dans la langue du peuple dont elles traiteront. Cet institut sera ouvert par M11' Archer, maîtresse d’anglais à Berlin. On a nommé un comité-directeur composé presque exclusivement de professeurs très-connus et de quelques membres de la noblesse.

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343 ,1 30 lhalers, dont 1 57,701 pour le traitement dos maîtres, et 1 83,429 pour les autres dépenses. L’État intervenait pour 164,673 thalers.

La dépense totale de 1,286,737 fr., divisée par les 58 écoles normales existantes en 1861, donnait une moyenne de 22,185 fr. par école.

Il est une institution nouvelle qui tend à devenir générale en Allemagne et qui est excellente. Ce sont les Fortbildungsschulen, écoles de perfectionnement ou de persévérance. Elles ont été crées pour fournir aux élèves des écoles élémentaires les moyens de continuer les études commencées, ou du moins de s’entretenir dans les connaissances acquises, de ne pas les oublier, au besoin de les augmenter et de les étendre. Il est certain qu'un cours d’étude terminé à l’âge de quatorze ou quinze ans n’est pas suffisant et ne se grave pas assez profondément dans la mémoire. D’un autre côté, l’on ne peut garder plus longtemps les enfants qui doivent entrer en apprentissage et se préparer à exercer un métier. Les retenir encore un an ou deux nuirait à leur carrière; de là est née l'idée de prolonger l’instruction de l’école pendant le temps de l’apprentissage. Telle est l’origine des écoles pour le Fortbildung ou continuation de l’éducation première. Les plus anciennes sont les Écoles du dimanche ( Sonntagsschulen ): elles datent d’assez loin; les premières furent établies par le Wurtemberg en 1735, par le pays de Bade en 1756, par la Prusse en 1763; celles de Bavière n’existent que depuis 1803.

Elles étaient d’abord communes au deux sexes, mais les progrès croissants de l'industrie firent sentir qu’il fallait aux hommes une éducation plus large, plus solide. On songea donc à utiliser ce genre d’école en vue de l’atelier. De là une nouvelle catégorie, les écoles industrielles de perfectionnement ( Geicerbe-Fortbildungsschulen ). En fait d'écoles de perfectionnement, il n’en existe guère plus aujourd’hui que de celte seconde classe. Au commencement, la base de toute l’instruction, dans ces écoles, était le dessin; mais peu à peu le cercle s’est élargi, et la Prusse, notamment, possède aujourd’hui des écoles de perfectionnement très-dévcloppées.

Beaucoup de ces établissements, ne s'ouvrent que le dimanche et remplacent les anciennes écoles établies pour ce jour-là. On se borne à enseigner le calcul, l'écriture et le dessin. Dans d’autres, le programme comprend une ou plusieurs des matières suivantes : géométrie, physique, histoire naturelle, géographie, histoire, réduction commerciale, technologie, législation, tenue des livres, construction. Plusieurs ne donnent pas l’enseignement du dessin, tandis quo dans d’autres les élèves n'apprennent pas autre chose. Les plus importantes se trouvent dans les villes qui possèdent des écoles industrielles provinciales. En effet, à chacune de ces

dernières esl annexée en Prusse une école de perfectionnement, où les cours sont faits par des professeurs du grand établissement provincial. Ces cours se donnent le soir, une ou deux fois par semaine, et durent deux heures chacun.

Berlin possède des écoles de perfectionnement, ouvertes le dimanche, qui sont les plus complètes et les mieux organisées de toutes celles qui existent dans le pays. Après Berlin, la ville de Breslau vient en seconde ligne. L’enseignement s’y donne de huit heures à une; les deux dernières heures sont toujours réservées au dessin. Dans les cours inférieurs, les trois heures précédentes sont consacrées à l’écriture, au calcul et à la langue allemande; dans les cours d'un degré plus élevé, l’écriture est remplacée par la géométrie, plus tard par la stéréométrie; enfin, les cours supérieurs, confiés à des professeurs distingués, embrassent le français, l’anglais, les matières commerciales, la géographie, l'histoirq, la littérature allemande, la physique, la chimie, la technologie, la mécanique, etc. La rétribution annuelle est de 1 thaler (3 fr. 75); les apprentis en sont exempts, mais on ne les admet que s’ils possèdent déjà les connaissances qu'on acquiert dans une bonne école primaire. Les bibliothèques populaires, entretenues par la ville, sont d’utiles auxiliaires pour les écoles de perfectionnement; plusieurs de ces collections sont même renfermées dans le local des écoles et mises à la disposition des élèves, gratuitement, bien entendu.

Quant aux résultats généraux obtenus, la proportion des illettrés permet d’en juger. La voici :

Nombre des conscrits 80,601 80,028

» illettrés 3,182 2,703

Illettrés pour cent 3-94 3-37

Ainsi la proportion pour tout l’État dépasse un peu 3 */<>• Ce résultat est moins favorable que ceux atteints en Saxe et en Wurtemberg, où la proportion tombe au-dessous de 1 •/•! mais ce fait provient de ce que dans les provinces orientales de la monarchie se trouvent beaucoup de Polonais et de Lithuaniens ; habitant de pauvres villages, pour lesquels il est difficile d’obtenir de bons instituteurs diplômés à cause du dialecte qu'il faut parler. M. K. Bramer vient de le prouver dans la Statistische Zeitschrift (1871) de M. Engel, par des relevés tout à fait concluants :

“S P-ra^u“” ILLETTRéS P. 100.

Gumbinnen 35,46 11,2

Künigsberg 21,74 10,5

ALLEMAGNE

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