BAVIÈRE
Population: 4,807,440, dont 3,241,345 catholiques et 1,253,096 protestants.
L’instruction primaire est obligatoire depuis 1856. La commission locale, composée du pasteur, du bourgmestre et de quatre membres du conseil municipal, frappe les absences non-continues d’une amende qui ne peut dépasser 6 kreutzer ,24 centimes). Mais, en cas de récidive fréquente, les juges correctionnels appliquent l’article du code pénal ainsi conçu : « Seront punis d’un emprisonnement de trois jours au plus et d’une amende de 10 florins (21 fr. 43 c.) au plus, les pères de famille, tuteurs ou patrons qui, sans excuse valable, négligeraient constamment d’envoyer leurs enfants, pupilles ou employés à l’école, après avoir été avertis à diverses reprises par l’autorité compétente et condamnés à l’amende. »
L’enseignement, en Bavière, était loin d’être aussi bien organisé que dans le reste de l’Allemagne. Mais la loi de 1861 est venue donner une impulsion extraordinaire au développement de ce service. D’après l’article 2 de cette loi, dans toute commune où le nombre des enfants soumis à l’obligation scolaire s’élève à 60, une seconde école doit être établie ou un second instituteur nommé. On comptait en 1864, 1 école par 570 habitants et par 115 écoliers. Depuis lors, le nombre des écoles a dû augmenter de 1,200 environ.
Le traitement minimum de l’instituteur est fixé à 350 florins (750 fr.).
La rétribution scolaire est do 24 kreutzer (85 cent.) par trimestre. Si la commune est trop pauvre pour suffire aux besoins de l’enseigne-
ment, la province vient à son aide.
En 1852, on comptait :
Écoles catholiques 4,810
— protestantes 2,150
— juives 153
Total 7,113
avec 8,622 instituteurs et 315 institutrices.
Élèves : garçons 284,788
— filles 290,426
Total 575,214
Élèves aux écoles du dimanche :
Garçons 178,713
Filles 192.348
Total 371,061
La proportion des élèves dans les écoles primaires, est d’environ 1 élève par 8,7 habitants, ce qui est peu pour un pays allemand. Depuis 1862 les écoles ont été plus suivies.
On trouvait 4 école par 685 habitants, 60 élèves par école et 70 élèves par instituteur; proportion très-favorable. Le budget des écoles primaires, s’élevait à 2,91 2,500 florins (6,1 45,375 fr.), dontl ,403,7-89 fl. provenaient des ressources communales, 404,877 de l’État et 1,403,834 de fondations et de rétributions scolaires.
La dépense scolaire est ainsi de 4 fr. 30 c. environ par habitant. Malgré l’enseignement obligatoire, on se plaint que parmi les conscrits il s’en trouve qui ne savent point lire et écrire.
Il existait 40 écoles normales, contenant 525 élèves. Les cours durent deux ans.