‹ L'Instruction du peupleChapitre 74 sur 186 · F! LL R S · texte numérisé non relu

F! LL R S

Bukovine.

Galicie

Croatie

Carniole

Pays littoral

Hongrie

Frontières militaires

Transylvanie

Cariuthic

Styrie

Silésie

Bohème * . . .

Autriche supérieure

Salzbourg

Moravie .

Autriche inférieure

Tyrol

L’Empire, environ .....

D’après V. Fieker ces chiffres indiquent seulement le nombre d’enfants inscrits. Beaucoup d’entre eux fréquentent l’école d’une façon si irrégulière qu’ils n’en tirent aucun profit. Partout où règne la langue ou du moins l’influence allemande, le nombre des élèves est beaucoup plus élevé que dans les autres provinces.

Le degré d’instruclion diffère aussi complètement dans les différentes provinces. Ainsi dans les provinces allemandes 88 pour 100 des conscrits savent écrire, en Hongrie seulement 16 pour 100 et en Dalmatio 1 pour 100.

Malgré les crises successives que l’Autriche a traversées depuis 1847, un progrès réel a été réalisé, surtout dans les parties les plus arriérées de l’Empire. Ainsi en Bukovine le nombre des écoles a augmenté do 1 18 pour 100 et celui des élèves de 47 pour 100. En Carinthie celte proportion respective s'est accrue de 142 pour 100 et de 149 pour 100. Néanmoins il reste encore énormément à faire et d’après les témoignages des hommes les mieux renseignés, la réalité ne répond pas aux chiffres trop flatteurs de la statistique.

M. Fieker dans l’article de I ’Encyklopàdie de Schmid, M. Franz Stark dans un écrit intitulé Die Volksschule in Œslerreich et un grand nombre de publications spéciales ont insisté sur les réformes à introduire.

Dans la Transleithanie les conditions étaient peu favorables à l’instruction populaire jusqu’en 1848. Il n’y avait que les communes

AUTRICHE

allemandes et protestantes qui eussent chacune à peu près le nombre d’écoles nécessaire. Depuis l’émancipation définitive des classes rurales, des progrès extraordinaires ont été accomplis. Les efforts les plus méritoires ont été faits pour fonder des écoles et répandre l’instruction.

Autrefois on comptait sur 100 enfants en âge d’école :

8 écoliers chez les grecs-catholiques.

grecs-orientaux.

catholiques.

réformés.

protestants.

israélites.

ou en moyenne 37 écoliers sur 100 enfants en âge d’école. Voici maintenant les résultats de 1838 :

Page 1