MILICIENS
PROVINCES
as
as
al
es
as
Ne sachant ni lire, ni écrire.
lO
Sachant lire seulement . . .
Sachant lire et écrire. . . .
Possédantuneinstruction su-
périeure aux deux degrés
qui précèdent
Dont le degré d'instruction
est inconnu
Totaux
il, 179
Depuis que la loi de 1842 est en vigueur on a fait reculer l’ignorance, car en 1849 sur 39,864 miliciens, 16,000 ou 40 p. 100 étaient complètement illettrés.
En 1869, la proportion était tombée à 24,8 p. 100, ce qui mettrait la Belgique au même niveau que la France. Mais les conscrit qui ne savaient que lire, au nombre de 2,626, et ceux dont le degré d’instrucon est inconnu, au nombre de 462, devraient être ajoutés à ceux qui ne savent ni lire ni écrire, et alors on obtient un total de 1 1,031 ou environ 32 p. 100.
D’ailleurs les relevés du degré d’instruction des miliciens sont très-trompeurs, parce que l’on se contente de la déclaration du conscrit. Chaque fois qu’une commission a voulu examiner de près le degré d’ignorance de la population, elle est arrivée à constater que la moitié de la population était ignorante.
Le dernier recensement officiel est venu confirmer ce résultat, comme le prouve le tableau de la page 189.
La moitié de la population est donc complètement illettrée. Certaines provinces surtout, comme le Ilainaut et la Flandre, devraient être teintées des couleurs les plus sombres sur le cadre de l’ignorance européenne. La Belgique sous ce rapport l’emporte sur les États catholiques du Midi ; mais elle est très-inférieure à l’Allemagne, aux États Scandinaves et à la Suisse.
PROVINCES
habitants
Sachant lire et écrire.
habitants
Ne sachant pas lire et écrire.
habitants.