‹ L'instruction et l'education. --Chapitre 10 sur 34 · XVIII PRÉFACE · texte numérisé non relu

XVIII PRÉFACE

qu'il serait injuste et absurde pour l'État de tenter d'accroître l'amitié et la sympathie entre les hommes, par des moyens directs. Mais je ne vois point de raison, si la chose est avantageuse, pour que l'État ne poursuive pas cette fin par des moyens indirects. Par exemple, je puis concevoir l'établissement d'une Église qui serait un bienfait pour la communauté, une Église dans laquelle chaque semaine il y aurait des services consacrés non à répéter des formules abstraites de théologie, mais à placer dans les esprits des fidèles un idéal de vérité, de justice, de pureté, un sanctuaire où ceux qui sont las du fardeau des soucis journahers trouveraient un moment de repos dans la contemplation de la vie supérieure que connaissent si peu d'hommes, bien qu'elle soit accessible à tous, un lieu où l'homme de lutte et d'affaires aurait le temps de songer combien chétifs sont les succès qu'il convoite auprès de la paix et de la charité. Réfléchissez-y : si cette Église existait, personne ne songerait à la renverser.

» Pour nous résumer : si le progrès de la se-

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