‹ L'instruction et l'education. --Chapitre 17 sur 34 · DE L'INSTRUCTION EN GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

DE L'INSTRUCTION EN GÉNÉRAL

introduire quelques rayons de lumière dans ce chaos inintcllii^ent.

» Le devoir de détruire Tignorance ne se concentre pas dans les efforts commandés aux individus sur eux-mêmes. Il nous est imposé envers nos semblables, et chacun est strictement tenu de travailler, dans sa sphère, à y prendre part. Aucune excuse n'existe pour les parents, pour les gouvernements qui s'abstiennent de multiplier les moyens d'instruction, pour les citoyens de tout rang et de toute classe qui, loin de prêter assistance à la propagation d'utiles vérités , empoisonnent l'opinion publique par le scandale de leurs actes ou par le cynisme de leurs paroles et de leurs écrits...

» L'ignorance isole de la société ceux qu'elle rend incapables d'en comprendre la fonction : elle ne voit pas la règle. L'indifférence est pire; c'est le cœur qu'elle isole ; elle ne sait où est la règle et la traite comme n'existant pas.

» Bien autre est l'impartialité. Elle n'est ni froide, ni hautaine, ni aveugle, et n'abdique aucune affection acquise. Les hommes que leur modération de caractère et de conduite aide le mieux à en contracter l'habitude, sont ceux dont l'intelligence sait comprendre les opinions autres que les leurs, et

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■qui ne se défendent pas du désir d'expliquer les pensées d'aulrui par des motifs plausibles et honnêtes plutôt que par des intentions perverses et des sentiments mauvais. Un peu de bonté ne nuit pas h la clairvoyance et conduit à la tolérance, intime alliée de la justice. »

On voit que l'obligation de la part des parents et de l'Etat de donner à tous une instruction en rapport avec les facultés de chacun est reconnue par les hommes que leurs travaux ont le plus autorisés à cet égard, soit qu'ils se placent au point de vue scientifique proprement dit, comme Lallemand, soit qu'ils envisaf;ent la question au point de vue social et philosophique le plus élevé comme M. Renouard.

L'intime solidarité qui unit l'éducation à l'instruction, qui rend celle-ci indispensable pour révolution de la première, sans qu'une bonne éducation soit pourtant jamais la conséquence inévitable d'ime bonne instruction, cette solidarité ressort des termes mêmes employés' par les auteurs que je viens de citer.

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